Le mardi 9 mai, le ministre de l’Intérieur a répondu à la controverse concernant la manifestation de l’extrême droite qui a eu lieu en plein cœur de Paris le samedi précédent. Il a demandé aux préfets de police de proscrire systématiquement toutes les manifestations liées à l’extrême droite.
Des slogans affiliés à des groupes fascistes, des drapeaux celtes représentant l’extrême droite radicale, des vêtements noirs et des visages pour la plupart cachés. Samedi dernier, entre 500 et 700 individus d’ultra-droite ont manifesté à Paris, avec l’autorisation de la préfecture de police. Face à la controverse, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, a décidé de modifier les règles. « J’ai demandé aux préfets de police de prendre systématiquement des arrêtés d’interdiction », a-t-il expliqué. En cas de contestation, la justice sera appelée à trancher. Toutefois, cette mesure ne semble pas suffisante pour la gauche et la droite.
Deux personnes proches de Marine Le Pen étaient présentes
Samedi, les organisateurs de la manifestation étaient le GUD, une organisation violente qui recrute ses membres au sein des universités. « Ce sont des néofascistes. Les nationalistes révolutionnaires veulent instaurer un État ethnique blanc par la révolution », détaille Pierre Plottu, journaliste spécialisé dans l’extrême droite. Deux personnes proches de Marine Le Pen étaient également présentes lors de la manifestation. De nombreux participants avaient le visage masqué, ce qui constitue une infraction.