Mardi, le dirigeant du gouvernement a déclaré aux députés qu’il avait « suggéré » à la présidente de l’Assemblée nationale de présenter ses principaux plans d’action à la fin du mois, ce qui signifie trois semaines après sa prise de fonction.
Le nouveau Premier ministre français, Gabriel Attal, souhaite prendre son temps avant de se prononcer sur sa politique générale. Le mardi 16 janvier, il a informé la présidente de l’Assemblée nationale qu’il envisageait de donner son discours sur ses intentions politiques le 30 janvier, soit trois semaines après son investiture à Matignon. Avant son premier discours tant attendu devant les députés en tant que chef du gouvernement, Gabriel Attal a exprimé son souhait de « ponctuer » et « enrichir » son discours en se consultant avec « tous les groupes politiques présents au Parlement », les syndicats et les associations d’élus, tout en restant « proche des Français ».
En privé, le matin, lors d’une conversation avec les députés des groupes Renaissance, MoDem et Horizons, Gabriel Attal avait annoncé qu’il dévoilerait sa politique générale « la semaine prochaine » à l’Assemblée nationale et au Sénat. Malgré des « problématiques budgétaires complexes » et « des enjeux géopolitiques ardus », il avait déclaré vouloir répondre aux « besoins de nos citoyens en ce qui concerne l’exaltation du travail, l’éducation, la santé, le logement et la sécurité », selon ce qui a été mentionné par les participants à la rencontre.
« Je compte adopter une approche énergique avec des actions décisives. »
– Gabriel Attal, Premier ministre
devant les députés de sa majorité relative.
« Nous devons être prêts à adopter des directions audacieuses qui vont susciter des discussions et des disputes, mais qui sont en phase avec nos principes et notre essence », avait ajouté Gabriel Attal.
Il avait également mis l’accent sur le fait qu' »il existe une exigence fondamentale dans notre nation pour que le travail soit reconnu ». Il avait souligné ce point en particulier pour la classe moyenne, qui gagne « plus que le minimum nécessaire pour recevoir des subventions et moins que ce qui est nécessaire pour être autonome ». Il compte « continuer à encourager le travail », qui « permet de soutenir notre système social, nos services publics et le principe de solidarité ». Il a également insisté sur la nécessité de rendre « les services publics » « encore plus performants ».