Lundi, le tribunal correctionnel de Paris a décidé de la relaxe du maire de Pau concernant l’affaire des assistants parlementaires du MoDem et de l’UDF, en prenant en compte le bénéfice du doute. L’ex-pretendante à l’Elysée exprime sa surprise quant au fait que seul le dirigeant de la formation politique est épargné par les condamnations.
« Marine Le Pen recevra-t-elle le même traitement de faveur que François Bayrou par la cour ? », s’interrogeait lundi 5 février, sur 42mag.fr, Corinne Lepage, juriste spécialisée en droit de l’environnement et ex-eurodéputée MoDem de 2009 à 2014. L’édile de Pau a été acquitté suite à un bénéfice du doute, reçu lundi, par le tribunal correctionnel de Paris, concernant l’affaire des assistants parlementaires du MoDem et de l’UDF. Pour des raisons similaires, Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement National à l’Assemblée nationale, ainsi que 26 autres personnes, y compris son père Jean-Marie Le Pen, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics. Leur procès est programmé à l’automne 2024.
« Le président du parti était ignorant. C’est surprenant pour moi. Le tribunal a rendu son jugement, j’imagine qu’il avait des preuves pour l’affirmer. C’est assez surprenant, d’autant plus que l’entité morale a été sévèrement sanctionnée », a commenté Corinne Lepage au sujet de François Bayrou. Les deux partis politiques, le MoDem et l’UDF ont reçu des amendes en tant qu’entités morales. Au total, parmi les 11 prévenus, huit ont été condamnés, trois ont bénéficié d’une acquittement dont François Bayrou.
« Je ne suis pas convaincue que ce verdict va contribuer à apaiser le désenchantement des Français vis-à-vis de la politique et des politiciens », a-t-elle ajouté, s’étonnant du « fait que tous sont condamnés sauf le président » du parti. Corinne Lepage se demande si « Marine Le Pen recevra le même traitement de faveur que François Bayrou, en considérant qu’un président de parti n’est pas nécessairement informé du fonctionnement de son propre parti ».