En fin janvier, Marine Le Pen avait ouvertement exprimé son éloignement du parti allemand suite à l’implication de plusieurs de ses dirigeants dans des débats relatifs à une proposition de déportation en masse d’individus étrangers et de citoyens allemands dits « non-intégrés ».
Le mardi 20 février, la leader du Rassemblement National (RN), Marine Le Pen, son dauphin Jordan Bardella et Alice Weidel, la co-présidente du parti d’extrême droite allemand, Alternative pour l’Allemagne (AfD), ont partagé un repas à Paris. Alice Weidel a divulgué cette rencontre sur X, une plateforme similaire à Twitter et cette information a été confirmée par le RN à France Inter.
L’avenir incertain d’un parti politique
Alice Weidel a rapporté à travers un tweet : « Aujourd’hui, j’ai eu une conversation personnelle avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Nous avons abordé une multitude de sujets politiques et constaté que nos approches pour résoudre les principaux enjeux actuels sont similaires ». La direction du parti AfD a récemment participé à une réunion au cours de laquelle un plan d’expulsion en grande échelle d’étrangers et d’Allemands « non assimilés » a été discuté, ce qui a suscité en janvier dernier de larges manifestations antifascistes, rassemblant des millions de personnes à travers l’Allemagne. Ce scandale a incité à des discussions sur l’interdiction éventuelle du parti allemand. Plus de 800 000 personnes ont déjà signé une pétition pour soutenir cette interdiction.
En fin janvier, lors de ses vœux adressés à la presse parlementaire, la figure de proue du RN à l’Assemblée nationale avait déjà exprimé publiquement son désaccord avec le plan de remigration soutenu par l’AfD : « Je crois que nous avons une différence majeure avec l’AfD si cette situation est avérée. Et nous allons devoir discuter de ces divergences et voir si elles ont un impact, ou non, sur notre capacité à faire partie d’un même groupe », avait-elle mentionné. Depuis, les tensions entre les deux partis au Parlement européen sont palpables.