Le chef du gouvernement a répondu aux propos tenus par l’ex-dirigeant de l’administration, Edouard Philippe, selon qui la France « n’apporte pas beaucoup de modifications ».
Gabriel Attal a affirmé son souhait de « poursuivre les réformes » en cours. Depuis le Salon de l’agriculture, le chef du gouvernement a affirmé, mardi 27 février sur RTL, son engagement à « diminuer » les déficits nationaux. Il a répondu aux critiques d’Edouard Philippe, qui avait exprimé dans le journal L’Opinion son regret que la France « ne mettait pas autant d’efforts dans les réformes ». « Il est essentiel de réduire notre déficit, de mettre de l’ordre dans nos finances pour le bien des générations futures (…) Oui, nous allons poursuivre les réformes, a déclaré le chef du gouvernement, je suis totalement d’accord avec le fait que la réduction de notre déficit est une priorité. »
Dans cette perspective, Gabriel Attal a affirmé son intérêt pour « la relance du projet » de l’assurance-chômage, vu le ralentissement économique qui devrait augmenter les dépenses et réduire les revenus. Il estime que le peuple français souhaite « un système de protection sociale qui encourage le retour à l’emploi ».
« Les partenaires sociaux sont en discussions jusqu’à la fin du mois de mars. Nous ferons donc un bilan dans les semaines à venir. Je suis pour que ces discussions avancent. »
Gabriel Attal, chef du gouvernementsur RTL
Dimanche dernier, dans une interview avec Le Journal du dimanche, le Premier ministre a donné plus de détails. « Nous sommes passés de 24 mois à 18 mois d’indemnisation, il est possible de réduire encore davantage la durée. Nous pourrions également intensifier la dégressivité des allocations, cela figurera parmi les points abordés lors des discussions », a-t-il expliqué.