Une opération de perquisition est en cours ce mardi dans les bureaux de l’Hôtel de ville de Paris ainsi que ses bâtiments associés, dans le contexte d’une investigation préliminaire initiée par le Parquet national financier (PNF).
Ce mardi 5 mars, des perquisitions sont en cours à l’Hôtel de Ville de Paris ainsi que dans ses dépendances, selon une information confirmée par une source judiciaire et relayée par 42mag.fr. Le Monde est à l’origine de cette révélation. Ces perquisitions s’inscrivent dans le cadre d’une enquête préliminaire conduite par le Parquet national financier (PNF), suite au déplacement d’Anne Hidalgo, Maire de Paris, en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie en fin d’année dernière.
C’est en novembre 2023 qu’une enquête a été lancée, soupçonnant des « prises illégales d’intérêts » et des « détournements de fonds publics ». Ce processus fait suite à une plainte déposée par une organisation militant contre la corruption à l’attention du parquet de Paris. Depuis, ce dernier s’est récusé au profit du PNF. Plusieurs alertes d’élus du Conseil de Paris ou de la région Ile-de-France ont également contribué à l’ouverture de l’enquête. En ce qui concerne les perquisitions en cours, elles sont menées par des inspecteurs de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), assistés de juges du PNF.
« Sérénité et confiance » de la part d’Anne Hidalgo
Par voie de communiqué, la Ville de Paris a fait savoir qu’Anne Hidalgo se déclarait « sereine et confiante quant à l’issue de ces investigations », en référence à l’enquête portant sur son voyage en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie. La Ville de Paris précise qu’elle a remis ce mardi, de son propre chef, des documents complémentaires requis par les inspecteurs. Anne Hidalgo « se montre sereine et optimiste quant au dénouement de ces investigations, et se met à la disposition des autorités pour que toute la lumière soit faite » dans le cadre de l’enquête.
Petit retour sur les faits : Anne Hidalgo s’est rendue en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie du 16 octobre au 5 novembre dernier. Plus précisément, elle a effectué un voyage d’outre-mer, lié à ses responsabilités officielles, du 16 au 21 octobre, avant de partir en voyage privé, du 21 octobre au 5 novembre, voyage qu’elle assure avoir payé de sa poche.
Le 10 novembre, la Commission de déontologie de la mairie de Paris avait décrété qu’aucun fond public n’avait servi à financer ce voyage, qui avait créé la polémique. Tandis que certains accusent Anne Hidalgo d’avoir profité de ce voyage, partiellement financé par le budget municipal, à des fins personnelles, la maire de Paris rétorque que ce déplacement était nécessaire pour la visite des futurs sites des JO de Paris.