Sur France Inter, vendredi, la ministre de la Santé a été plus conciliante envers les syndicats, après dix jours de mobilisation.
« Tout est fragile aujourd’hui, des paroles vont plutôt dans le bon sens sur un certain nombre d’articles, mais des paroles aux actes, il y a une marge« , tempère sur 42mag.fr, vendredi 16 janvier, Jérôme Marty, président de l’UFML (Union Française pour une Médecine Libre), syndicat de médecins généralistes et de spécialistes. Pour répondre à la grève des médecins libéraux qui a débuté le 5 janvier, la ministre de la Santé annonce sur France Inter renoncer à l’encadrement plus strict des arrêts maladie.
Stéphanie Rist a reçu les syndicats de médecin libéraux, jeudi soir, pour travailler sur « les mesures qui relevaient de leurs revendications » notamment cette « mesure de mise sous objectif » des arrêts maladie. Elle va déposer un amendement de suppression pour faire retirer du projet de loi contre les fraudes l’obligation pour certains médecins d’avoir des quotas d’arrêts maladie s’ils en ont trop prescrit.
Le gouvernement sera-t-il capable d’empêcher l’adoption de ces textes ?
Le gouvernement recule aussi sur la possibilité donnée aux autorités sanitaires, l’Assurance-maladie, de fixer elles-mêmes les tarifs de certains actes médicaux. « La ministre dit qu’elle s’engagera contre ces lois, mais le gouvernement aura-t-il la force de les empêcher ?« , s’interroge le médecin, en évoquant la « fragilité » du gouvernement actuel. « Ce qui est certain, c’est que ces lois votées pourraient faire redémarrer un mouvement fort. »
Et le médecin de conclure : « Ce sont des paroles, on demande des engagements. On va recevoir ce jour une lettre et un communiqué de presse, et ensuite on communiquera sur la suite du mouvement.«







