Le président a déclenché une vive indignation en s’abstenant de condamner clairement l’opération militaire menée par les États‑Unis. Pour tenter d’apaiser la polémique, il a organisé mardi à l’Élysée une réunion axée sur l’Ukraine, inscrite dans le cadre de la Coalition des volontaires et en présence des États‑Unis.
Pour apaiser la controverse, Emmanuel Macron cherche à reprendre la main sur le dossier ukrainien. Ce week-end, le chef de l’État a suscité l’indignation de ses opposants en s’abstenant de condamner l’intervention militaire américaine au Venezuela.
Le président prévoit, mardi 6 janvier, à l’Élysée, trente-cinq participants, dont vingt-sept chefs d’État et de gouvernement présents, parmi lesquels Volodymyr Zelensky, dans le cadre de la Coalition des volontaires, ainsi que les émissaires de Washington. Une première. L’entourage d’Emmanuel Macron se félicite d’un prétendu succès et espère mettre en avant son rôle : autant de pays prêts à déployer des soldats en Ukraine une fois qu’un accord de paix sera scellé.
Objectif : retrouver une unité d’action
Or, dans les faits, selon des observateurs, l’intervention américaine au Venezuela est un signal extrêmement négatif pour Kiev — et pour l’Europe. Le message adressé par Donald Trump aux grandes puissances, comme la Chine ou la Russie, est à double sens. Et dans ce contexte, les Européens avancent sur la pointe des pieds.
Autour de la même table se retrouvent l’Ukraine, les Européens et, surtout, les États-Unis. Un moment symbolique pour confirmer les garanties de sécurité, préciser quelles troupes pourraient être déployées sur le terrain et déterminer à quel moment la paix sera signée afin d’empêcher une réattaque russe. Mais, pour préserver cet acquis, Emmanuel Macron n’a pas évoqué le Venezuela, déplore l’un de ses soutiens.
Aucune indulgence
En ne condamnant pas explicitement l’opération militaire américaine, le Président a suscité un tollé, tout en saluant l’annonce de la chute de Nicolás Maduro, alimentant l’hypothèse d’un soutien déguisé à Donald Trump, avant de se corriger : « Cette méthode n’est ni soutenue ni approuvée », même si Emmanuel Macron n’ose plus vraiment contrarier son homologue imprévisible.
Il n’y a pas d’indulgence, affirme l’Élysée. Le président français n’a pas prévu d’appeler Donald Trump dans l’immédiat, même si son ombre plane sur cette réunion cruciale pour l’avenir de l’Ukraine.







