Le président a exprimé, quelques instants plus tôt, que l’escalade actuelle mettait tout le monde en danger et qu’elle devait prendre fin, réagissant à la suite des frappes d’Israël et des États-Unis contre l’Iran.
Le président Emmanuel Macron a déclaré, samedi 28 février, que la France n’avait reçu aucune notification ni été associée aux frappes américaines et israéliennes menées ce jour en Iran. Il a exprimé son souhait que le travail diplomatique reprenne ses droits. Il a indiqué qu’on ne peut pas croire que la question du nucléaire iranien se règle uniquement par des frappes. La France n’a été ni avertie ni impliquée, tout comme l’ensemble des pays de la région et nos alliés, a-t-il précisé. Cette prise de parole s’est tenue depuis l’Élysée, à l’ouverture d’un conseil de défense consacré à la situation dans la région.
« L’escalade actuelle est dangereuse pour tous et doit cesser », a réagi le chef de l’État peu après. « Le déclenchement de la guerre … implique de graves répercussions pour la paix et la sécurité internationales », a-t-il averti.
« Dans ce moment décisif, toutes les mesures nécessaires seront prises pour assurer la sécurité du territoire national et celle de nos concitoyens ainsi que de nos implantations au Moyen-Orient », a assuré Emmanuel Macron. « La France est aussi prête à mobiliser les moyens indispensables pour protéger ses partenaires les plus proches selon leur demande », a-t-il ajouté.
« Le régime iranien doit comprendre qu’il n’a plus d’autre option que d’entrer dans une négociation de bonne foi afin de mettre fin à son programme nucléaire et balistique, ainsi qu’à ses actes de déstabilisation dans la région », a martelé le président français. « Le peuple iranien doit également pouvoir construire son avenir librement. Les massacres perpétrés par le régime islamique le discréditent et exigent que la parole soit rendue au peuple », a-t-il estimé.
Des entretiens avec les dirigeants du Golfe
Emmanuel Macron a assuré être « en contact étroit avec nos partenaires européens et nos amis au Moyen-Orient ». D’après l’Élysée, il s’est entretenu en tête-à-tête avec les responsables d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, de la Jordanie et avec le président de la région autonome du Kurdistan.
Après des semaines de menaces d’intervention en Iran, Israël et les États-Unis sont passés à l’action dans la matinée du 28 février. L’État hébreu a affirmé avoir touché une centaine de cibles en Iran, dans le but « d’éliminer les menaces pesant sur l’État d’Israël », tandis que les États‑Unis ont annoncé des « opérations de combats majeures ». Dans la foulée, Téhéran a annoncé une série « de frappes massives » contre Israël et ses alliés dans la région.







