Ce mercredi, l’ancien ministre de l’Économie était l’invité sur France Inter, tandis que jeudi sortira son nouvel ouvrage intitulé Le temps d’une décision.
Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Économie et des Finances, affirme sur France Inter, mercredi 22 avril, que l’impuissance des acteurs politiques joue malheureusement en faveur des extrêmes. Il sortira jeudi Le temps d’une décision (Gallimard), un ouvrage dans lequel il retrace son passage au ministère des Finances entre 2017 et 2024. L’ancien élu occupe aujourd’hui le poste de professeur d’économie en Suisse.
Dans ce livre, il soutient que le problème vient du manque de clarté sur les responsabilités et de l’incapacité à déterminer qui décide de quoi; ce flou mène, selon lui, à une situation où personne n’agit réellement. Il ajoute que, de nos jours, « les décideurs politiques ne prennent plus de décisions », et que cette impuissance politique, en retour, « alimente malheureusement la montée des extrêmes ».
Bruno Le Maire plaide aussi pour doter le ministère des Finances d’un droit de veto sur les dépenses publiques, afin d’assurer une exécution rigoureuse des comptes et de favoriser le rétablissement des finances publiques. Après son départ de Bercy, l’ancien ministre a été vivement critiqué pour l’ampleur de la dette en France, et il précise que le problème ne tourne pas autour de lui personnellement, car la dette s’est accrue d’environ 250 milliards d’euros depuis son départ. Néanmoins, il continue à évoquer une dette « qui se chiffre en mille milliards d’euros ». En vérité, la dette nationale a bondi d’un peu plus d’un trillion d’euros entre 2017 et 2024.
Bruno Le Maire appelle également à une refonte de l’Union européenne et de sa gouvernance, qu’il décrit comme « totalement déficiente ». Il propose l’instauration d’une « Europe à six » regroupant la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne et la Pologne. Selon lui, les vingt-sept États membres n’arrivent presque jamais à s’accorder; les réunions s’éternisent sans aboutir à une décision, et l’on se contente de remettre l’examen des questions à une prochaine session, qui ne produit finalement aucun choix.







