Les chauffeurs de taxi seront reçus au ministère des Transports ce vendredi afin d’évoquer l’augmentation du coût du carburant liée à la guerre au Moyen-Orient.
Selon Dominique Buisson, secrétaire de la Fédération nationale du taxi, les conducteurs de taxi passent pour la profession la moins prise en compte, remarque qu’il a formulée sur 42mag.fr ce vendredi 24 avril. Une délégation de chauffeurs doit être reçue au ministère des Transports le même jour afin d’aborder la crise des carburants liée au conflit au Moyen-Orient.
Cette entrevue intervient après une première réunion datant d’une quinzaine de jours qui, selon Buisson, n’a apporté aucune avancée, et où le seul mot d’ordre semblait être d’éviter que la mesure coûte un euro à l’État. La fédération réclame désormais un plafonnement des prix des carburants à 1,80 euro, arguant qu’un simple geste caritatif ne suffira pas à sauver leurs entreprises.
Le gouvernement nous méprise, affirme la Fédération
La Fédération nationale du taxi demande également, en complément de ce plancher tarifaire, à pouvoir obtenir le remboursement de l’accise sur les produits pétroliers (anciennement TICPE, taxe intérieure de consommation sur les énergies) sur une base trimestrielle. Pour l’instant, les taxis peuvent solliciter le remboursement de cette taxe payée à la pompe pour leur consommation de gazole ou d’essence, mais uniquement sur une année civile. Buisson appelle aussi à la mise en place d’un système assurantiel, comparable à celui qui existe dans le transport aérien, destiné à absorber les fluctuations des prix, ainsi qu’au gel immédiat de la taxe CEE, prélevée sur le consommateur et reversée par les distributeurs à l’État, afin de financer la prime de transition écologique.
« Le gouvernement nous méprise », déplore encore Dominique Buisson, et il semble n’avoir pas mesuré l’ampleur de la situation du secteur du taxi. Selon lui, de nombreuses entreprises se trouvent au bord du gouffre, deux mois après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. « En janvier, il y avait déjà 33 % d’entreprises en défaut. La crise dans le Golfe n’avait pas encore commencé. » Si le gouvernement ne répond pas favorablement à leurs demandes, le président de la Fédération prévoit que les taxis vont être « obligés, encore, de faire des mouvements ».







