Il y a exactement quatorze ans, François Hollande prenait les rênes de l’État et accédait à la plus haute fonction. Aujourd’hui, l’ancien chef d’État entretient encore l’ambition de revenir, malgré un climat politique peu encourageant.
Le 6 mai 2026, François Hollande célèbre l’anniversaire de son élection à la présidence. Il peut souffler les quatorze bougies associées à cette victoire sans éprouver de nostalgie. L’ancien premier secrétaire du Parti socialiste est convaincu qu’il peut récupérer l’Élysée, occupé depuis dix ans par l’un de ses anciens collaborateurs — une option qu’il revendique publiquement.
Le scénario n’est toutefois pas garanti. Plus proche d’une mission impossible que d’un retour du Jedi, son éventuel retour n’est pas complètement exclu. Hollande se présente aujourd’hui comme « Monsieur Pourquoi Pas », mettant en lumière son vécu au sommet de l’État. Dans un contexte international tendu, face à Donald Trump, Xi Jinping ou Vladimir Poutine, il mise sur le fait que cette expérience peut rassurer. Dans un entretien accordé à Marianne il y a quelques semaines, il affirmait se préparer et déclarait : « je n’ai pas une relation passionnelle avec le pouvoir, mais avec la France ».
À gauche, une concurrence frontale avant même la présidentielle
Avant tout, Hollande doit s’imposer sur l’échiquier de la gauche. Une gauche recomposée, marquée par la rupture avec La France insoumise et le refus d’une primaire unitaire. La social-démocratie retrouve des couleurs, mais celui qui semble aujourd’hui l’incarner le plus s’appelle Raphaël Glucksmann. Mieux placé dans les sondages, il constitue le premier obstacle. Derrière les sourires de circonstance, la concurrence est réelle. « Il attend que je tombe » affirme le leader de Place publique, qui ajoute : « si t’es pas capable de gérer Hollande t’es pas capable d’être président ».
Le match s’annonce difficile dans le paysage social-démocrate, premier défi avant une éventuelle confrontation avec Jean-Luc Mélenchon, où tous les coups seront permis. Crédité de 6 à 8% dans les sondages, François Hollande veut croire à une dynamique. Après la théorie du « trou de souris » qui n’avait pas fonctionné, il évoque désormais un « trou de hamster ». Mais à 71 ans, et en tant que l’un des derniers éléphants du PS, il incarne pour beaucoup davantage le passé que le futur.







