Cévennes – L’observatoire météorologique du Mont Aigoual dans les Cévennes méridionales de la France a été transformé en Le Climatographe, un centre dédié à l’éducation sur le changement climatique.
L’observatoire, construit en 1894, a fourni certains des plus anciens enregistrements climatologiques du monde. Elle fait partie du réseau de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui l’a classée comme station centenaire.

Le service météorologique français Météo France gère le site depuis la Seconde Guerre mondiale et continuera de le faire jusqu’à fin octobre, date à laquelle les météorologues ne seront plus présents.
Les techniciens météo ont produit un bulletin de prévisions trois fois par jour jusqu’en 2012. Ils archivent leurs données dans des archives conservées depuis le XIXe siècle.
Les données météorologiques méticuleusement recueillies par des générations de prévisionnistes et de météorologues ont montré que le changement climatique devient de plus en plus incontrôlable.
Les données satellitaires de l’observatoire, désormais entièrement automatisé, sont envoyées à Toulouse, à quelque 250 kilomètres dans le sud-ouest de la France.
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Transformation
Le Climatographe est ouvert au public depuis début juillet.
« Il est géré par une petite collectivité territoriale, Causses Aigoual Cévennes – Terres Solidaires », a déclaré à 42mag.fr Laurent Bonnard, directeur du Climatographe.
Jusqu’à présent, environ 3,5 millions d’euros ont été investis pour redévelopper le nouveau site. Mais pour qu’il reste en bon état et puisse faire face aux besoins futurs, les collectivités locales ont ouvert le financement au mécénat et aux dons.

« Nous invitons les visiteurs à la fois à leur fournir des informations et à les encourager à poser de nouvelles questions sur l’environnement et sur la manière dont ils peuvent agir au quotidien… individuellement ou collectivement », a déclaré Bonnard.

Le Climatographe est aussi un lieu de rencontre entre science et grand public.
« Parfois, nous sommes tous occupés dans notre propre petit monde scientifique … et le grand public ignore comment la recherche est menée », a déclaré Bonnard.
« Nous espérons pouvoir accueillir des séminaires scientifiques, ainsi que des opportunités pour les visiteurs, les scientifiques et les résidents locaux de se rencontrer et de discuter. »
Sur le toit de l’observatoire, un centre d’essais invite les entreprises à tester la résistance des matériaux et équipements aux conditions extrêmes du site.

Un comité scientifique du site a déclaré qu’il visait à utiliser des faits scientifiquement validés pour trancher les arguments des climato-sceptiques.
Le comité est présidé par Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU.