En Israël, les proches des personnes ayant perdu la vie lors de l’événement tragique du 7 octobre manifestent leur désapprobation quant à la stratégie du gouvernement visant à secourir les otages par voie militaire. Des tensions palpables se font sentir lors des discussions entre ces familles endeuillées et les membres du parlement israélien.
Conflits à la Knesset : Le dilemme de la guerre et de la négociation avec le Hamas
Ces dernières semanas ont vu la Knesset, le Parlement israélien, à Jérusalem, se transformer en champ de bataille entre la majorité législative et les familles des victimes du 7 octobre. Le point d’impasse réside dans la question à savoir s’il faut opter pour la poursuite de l’effort de guerre pour libérer les otages par la force, comme le souhaite le gouvernement, ou entrer en discussion avec le Hamas, ce que réclament la plupart des familles concernées.
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Il y a une semaine, une incursion dans la Knesset a perturbé une séance parlementaire. Depuis environ 90 jours, les familles d’otages et de personnes portées disparues ont installé un camp sous une grande tente juste devant le parlement.
Sur ces lieux, certains pleurent tandis que d’autres dansent. Nous avons ainsi Yacov Godo, le père de Tom, tué le 7 octobre au Kibboutz de Kissoufim, cède à son indignation : « Je me suis engagé sur sa tombe à me rendre à Jérusalem, à m’installer en face du Parlement et à rester ici jusqu’à la chute de ce gouvernement et de son leader. À eux de faire face à leurs responsabilités et de partir ! »
« Dans la griffe du diable »
Lors d’une grande conférence qui s’est tenue le dimanche dernier, des ministres d’extrême droite et des représentants de la majorité ont fêté leur intention de repeupler Gaza. Ariel Kellner, membre du Likoud, le parti du Premier ministre a dénoncé « Je n’ai pas un mot pour les familles en deuil. Leurs proches sont tenus en otage par le diable, ce sont des nazis. »
« Nous avons aussi l’obligation d’assurer l’avenir de notre pays face à dix millions de citoyens. Nous n’avons pas d’autre option qu’une victoire décisive pour éradiquer le Hamas. »
Ariel Kellnerpour 42mag.fr
Des négociations en vue d’un nouveau cessez-le-feu sont actuellement en cours, mais le mardi 30 janvier, Benyamin Netanyahou a mis en évidence son refus de libérer les individus que lui considère comme des terroristes palestiniens, même si cela pourrait contribuer à la libération des otages.