Le mercredi 7 février, le chef du MoDem a affirmé qu’il ne « rejoindrait pas le gouvernement ».
Le leader du MoDem François Bayrou a insisté, ce jeudi 8 février sur 42mag.fr, sur le fait que son parti continue de faire pleinement partie de la majorité ayant pour but de rebâtir la nation. Comme la majorité, le MoDem a aussi un rôle à jouer, selon lui, ajoutant que l’adhésion de son parti à la majorité vise à affronter et trouver des solutions aux défis particulièrement ardus que nous rencontrons.
Dans un autre contexte, Bayrou n’a pas hésité à réfuter tous regrets quant à son soutien à Emmanuel Macron depuis 2017. Il insiste sur l’importance d’une meilleure compréhension politique des préoccupations des citoyens et l’adoption d’une approche moins technocratique pour gérer les affaires du pays. En réponse à une question sur le regret éventuel de soutenir Emmanuel Macron depuis 2017, il a sans détour répondu « jamais », soulignant qu’il serait difficile d’imaginer la situation nationale si Macron n’avait pas été élu et si le nouveau paysage politique que nous connaissons aujourd’hui n’avait pas été créé.
« Le pays a besoin de plus de compréhension politique »
François Bayrou a également partagé ses inquiétudes sur une présence croissante de certaines sensibilités au sein de la majorité qui semblent monopoliser l’espace politique, créant un déséquilibre. Pour rétablir l’équilibre, il éprouve le besoin de réaffirmer le rôle et l’objectif du parti dans cette dynamique. Avec plus de cinquante députés dans ses rangs, le MoDem a un poids significatif dans la majorité relative. Pour remettre les choses à leur place, Bayrou a déclaré qu’il essaye de recentrer et de réorienter la politique en adéquation avec les concerns du pays. De plus, il a déclaré que son soutien à Macron est indiscutable.
Il a exprimé son inquiétude sur l’orientation actuelle de la politique française, en indiquant qu’elle semble arriver à un point de forte préoccupation, voire d’irréversibilité, en ce qui concerne la manière dont la majorité actuelle aborde les préoccupations de la nation. Pour le leader du MoDem, il est crucial que les dirigeants politiques comprennent mieux ce qui se passe dans la société et qu’ils réduisent leur approche technocratique de la gestion des affaires publiques.