Bien qu’Emmanuel Macron ait exprimé son soutien à cette mesure pendant la campagne présidentielle de 2022, l’initiative ne comptait pas parmi les propositions de son agenda pour se faire réélire.
Une lutte incessante. François Bayrou, le dirigeant du MoDem, a de nouveau défendu, le dimanche 24 mars, l’implémentation du scrutin proportionnel lors des élections législatives, suggérant même la possibilité d’un référendum pour ratifier cette transformation du système électoral. C’est un des combats de longue date du MoDem, qui tenait son congrès durant le week-end à Blois, dans le Loir-et-Cher.
« Je suis convaincu que notre objectif est à portée de main. Après de nombreuses années de lutte, face à tant de résistances pour faire accepter une évidence, une porte s’est entrouverte et je pense que nous sommes sur le point de résoudre ce problème crucial pour l’avenir de notre démocratie », a affirmé François Bayrou lors de son allocution finale du congrès, durant laquelle il a été reconduit à la présidence du parti pour un nouveau mandat de trois ans. « Et si d’aventure les décideurs politiques hésitent toujours, il existe une solution très simple pour les persuader : laisser s’exprimer le peuple français », a-t-il suggéré.
« Retrouver notre engagement démocratique originel »
Yaël Braun-Pivet, la présidente (Renaissance) de l’Assemblée, a aussi pris part à ce débat, appelant à « retrouver notre engagement démocratique fondamental, celui porté par le président de la République ». Elle soutient l’instauration du scrutin proportionnel dans les départements ayant au moins 11 députés, tout en plaidant pour la conservation du mode de scrutin majoritaire dans les autres départements.
L’intégration d’une part de scrutin proportionnel était prévue dans la révision constitutionnelle qui a été finalement abandonnée en 2018 et 2019. Si Emmanuel Macron a montré son soutien à l’idée lors de la campagne présidentielle de 2022, cette proposition n’était toutefois pas reprise dans son programme pour un second mandat.