Suite à la série d’alertes à la bombe dans les écoles secondaires et les lycées qui perturbe le pays depuis un certain temps, la responsable du ministère de l’Education nationale, Nicole Belloubet, a pris la décision de mettre un terme à l’utilisation de toutes les plateformes de communication ENT.
Les plateformes de communication numérique, connues sous le nom d’ENT (Espace numérique de travail), utilisées pour la correspondance entre étudiants, parents et enseignants, sont devenues l’outil privilégié de communication. Suite à de nombreux cas de piratage, toutes ces plateformes vont être momentanément désactivées, afin de sécuriser les établissements scolaires qui sont victimes de menaces. En fait, c’est par le biais de ces plateformes que, depuis quelques jours, plus de 150 écoles sont l’objet de menaces de terrorisme.
Un mineur retenu en garde à vue
D’après Nicole Belloubet, la ministre de l’Éducation nationale, cette désactivation n’est que temporaire, jusqu’à la fin des vacances de printemps au plus tôt. Elle déclarait récemment sur RTL, le 28 mars : « Les messages envoyés sont d’une extrême gravité, c’est bien plus que de la stupidité ». Le ministère est déterminé à renforcer la sécurité des comptes afin d’éviter ces piratages récurrents. Depuis jeudi dernier, un jeune de 17 ans a été placé en garde à vue, suspecté d’être à l’origine d’une centaine de ces messages menaçants. Selon une source proche de l’enquête, il aurait déclaré ne pas avoir de « motivations terroristes ».