Bien sûr, je suis prêt à réécrire le paragraphe que vous souhaitez. Veuillez me fournir le texte à reformuler afin que je puisse commencer.
Ce mardi 8 juillet, l’Assemblée nationale a adopté définitivement la proposition de loi intitulée « visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », initiée par les sénateurs Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (Union des Démocrates et Indépendants). Avec 316 voix pour et 223 voix contre, ce texte a reçu le soutien des principaux syndicats agricoles tels que la FNSEA, mais a également suscité une vive controverse en raison de plusieurs dispositions critiquées par ses détracteurs comme des reculs en matière écologique et sanitaire. Parmi les mesures phares figure la réautorisation de l’acétamipride, un pesticide classé dans la famille des néonicotinoïdes, interdit en France depuis 2018 mais encore permis dans certains pays européens jusqu’en 2033.
Vous souhaitez savoir quel a été le choix de votre député sur ce dossier sensible ? Utilisez notre moteur de recherche ci-dessous pour le découvrir. Par ailleurs, Michel Castellani et Estelle Youssouffa, députés du groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (LIOT), ont précisé ne pas avoir participé au vote tout en indiquant leur intention de voter contre ce projet.
Analyse des votes selon les groupes politiques
Le scrutin révèle une nette division entre les différents groupes parlementaires. À droite et à l’extrême droite, le texte a reçu un appui massif, tandis qu’à gauche, les députés se sont majoritairement opposés à la loi. Le paysage politique du « bloc central » présente quant à lui un vote plus éclaté : les groupes Ensemble pour la République, Horizons et MoDem ont globalement soutenu le texte, mais certains membres ont choisi l’abstention ou ont voté contre, conformément à des annonces faites avant le vote.
Retour sur le parcours législatif de la proposition de loi
Lors de sa première lecture le 26 mai dernier, cette proposition avait été rejetée grâce à une motion qui avait empêché son examen en séance plénière. Suite à cela, le texte a été renvoyé à une commission mixte paritaire réunissant quatorze députés et sénateurs, laquelle a travaillé à la rédaction d’un texte commun. Ce compromis a donné naissance au projet voté en deuxième lecture le 8 juillet. Plusieurs dispositions ont été atténuées, notamment celles portant sur l’indépendance de l’Anses, l’agence chargée de la sécurité sanitaire, menacée dans sa capacité d’évaluation des pesticides dans la version initiale. En outre, une réglementation qui aurait pu compromettre la protection des zones humides a été supprimée lors de ces négociations.
Malgré ces ajustements, les opposants qualifient cette loi de « texte toxique ». Les députés issus des groupes La France Insoumise, Europe Écologie Les Verts et Parti Socialiste ont annoncé leur intention de saisir le Conseil constitutionnel, estimant que la loi contrevient aux principes fondamentaux de précaution et de non-régression en matière environnementale.