Si tel est le cas, je vous proposerai de nous retrouver devant une vraie justice, loin du tribunal des réseaux sociaux et de celui des médias d’opinion, mais devant une cour authentique, a écrit Nagui sur Instagram lundi.
Nagui réagit à Charles Alloncle. L’animateur et producteur a publié, lundi 5 janvier, un long message sur Instagram dans lequel il menace notamment le député du côté ciottiste de poursuites judiciaires. Il reproche au rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ses propos, fin décembre, au sujet de la chaîne YouTube Les Incorrectibles.
« Je pense, je vais parler au conditionnel, que Nagui est la personne, sur les dix dernières années en France, qui s’est le plus enrichie sur l’argent public devant n’importe quel patron d’entreprise publique, devant n’importe quel haut fonctionnaire », avait affirmé l’élu de l’Union des droites pour la République, allié du Rassemblement national. « J’ai lu et relu, je n’ai pas trouvé de verbe au conditionnel dans votre phrase, vraiment aucun », a réagi lundi Nagui.
« Aujourd’hui, je produis avec mes équipes 300 heures de programmes par an, ce qui nous permet de régler 10 000 bulletins de salaires par an, je ne parle pas au conditionnel », écrit également la star du petit écran. « Vous le savez puisque des audits réguliers sont imposés à FTV et vous les avez eux au même titre sans doute que la Cour des comptes. »
« Serait-ce une volonté de déclencher l’ire populiste, vu le nombre de messages de haine reçus que vos déclarations ont engendré ? Si tel est le cas, je vous proposerai de nous retrouver face à un tribunal, non plus celui des réseaux sociaux, ni celui des médias d’opinion, non, un tribunal, un vrai », conclut celui qui coanime également l’émission quotidienne « La Bande originale » sur France Inter .
Les méthodes du député critiquées
Les méthodes de Charles Alloncle font l’objet de critiques dès le début des travaux de la commission, y compris de la part du président de celle-ci, Jérémie Patrier-Leitus. « Dans une commission d’enquête, avec des pouvoirs importants, on ne peut pas en temps réel, pendant la commission, tweeter ou partager des vidéos sur les réseaux sociaux », a de nouveau déclaré le député Horizons, mardi sur France Culture. « Je veillerai à ce que l’ensemble des membres de cette commission ne tweete pas en temps réel », a-t-il ajouté.
Des accrochages ont aussi éclaté entre Charles Alloncle et certaines des personnes auditionnées. « Je tâche de poser des questions que des millions de Français se posent. Et quand je n’ai pas la réponse, je repose la question d’une autre manière, jusqu’à ce que j’obtienne une réponse », a reconnu Charles Alloncle auprès de l’AFP, admettant être « insistant ».







