À Lyon, sept personnes ont été interpellées dans le cadre du décès du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Parmi elles se trouve un collaborateur du député de La France insoumise, Raphaël Arnault. Dans la soirée du jeudi 19 février, six d’entre elles ont passé leur première nuit en détention.
Cette section constitue un extrait de la retranscription du reportage mentionné ci-dessus. Pour visionner le reportage dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
Après quarante-huit heures de garde à vue, les premiers suspects ont été présentés devant un juge d’instruction. Parmi eux figure Jacques-Élie Favrot, ancien attaché parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, qui a été mis en examen dans la soirée du jeudi 19 février pour complicité de meurtre et placé en détention provisoire. « M. Favrot a été mis en examen pour complicité de meurtre. Je précise toutefois qu’il n’a pas porté de coups directs susceptibles d’avoir causé le décès de M. Deranque. », a indiqué Me Bertrand Sayn, l’avocat de Jacques-Élie Favrot.
Des prévenus entre 20 et 26 ans
Au total, sept individus, âgés de 20 à 26 ans, sont visés pour des violences présumées à l’encontre de Quentin Deranque. Parmi eux, trois seraient affiliés à des réseaux ultragauchistes. D’après Thierry Dran, procureur de la République de Lyon, ces personnes nient toute intention homicidaire. « Deux d’entre elles refusaient de s’expliquer sur les faits, les autres reconnaissaient leur présence sur les lieux. Certains avouaient avoir porté des coups à Quentin Deranque ou à d’autres victimes », a détaillé le procureur.
Jeudi soir, à l’issue des gardes à vue, trois femmes ainsi qu’un autre collaborateur du député Raphaël Arnault ont été remises en liberté. Ils seront convoqués ultérieurement car ils sont soupçonnés d’avoir aidé et aidé à dissimuler les auteurs de l’agression contre Quentin Deranque.







