Selon Vincent Brengarth, le scellé qui a circulé après une fuite et qui avait été abusivement présenté comme renfermant de la « 3-MMC » ne contient en réalité aucun stupéfiant. Il l’a réaffirmé jeudi. Cette information a été confirmée à 42mag.fr par le parquet de Paris.
La procédure relative à ce qui a été présenté comme une « prétendue découverte d’un produit stupéfiant » dans le cadre de la garde à vue de Rima Hassan, il y a une semaine, a été classée « sans suite », a annoncé jeudi 9 avril l’avocat de l’eurodéputée La France insoumise, Vincent Brengarth. Une information confirmée par le parquet de Paris auprès de 42mag.fr, indiquant que « aucune infraction suffisamment caractérisée n’a été relevée ».
Dans son communiqué, le parquet précise que les analyses toxicologiques des substances « ressemblant à de la 3MMC », trouvées dans le sac de l’élue, révèlent une teneur de 82,1 % de CBD. « Ce produit n’est donc pas qualifié de stupéfiant », affirme le parquet. En ce qui concerne le scellé contenant « de la matière décrite comme du CBD » de manière constante, il affiche « 24,9 % de CBD et 1,04 % de delta 9 THC ». « Aucun élément intentionnel nécessaire à la qualification d’une infraction ne ressort de cette procédure », commente-t-il encore.
Cette décision « met fin de manière définitive à la diffusion, ces derniers jours, de fausses informations portant gravement atteinte à la réputation de Rima Hassan, ainsi qu’à celle de la formation politique à laquelle elle appartient », souligne le conseil de l’eurodéputée. Vincent Brengarth réaffirme que « le scellé qui a été l’objet d’une fuite, abusivement présenté comme contenant de la ’3-MMC’, ne contient en réalité aucun produit stupéfiant » et il ajoute qu’elle a « toujours affirmé que cet achat était destiné à un usage médical parfaitement légal ». La France insoumise, le parti de Rima Hassan, a réagi par communiqué en déplorant « le caractère totalement infondé des lourdes accusations diffusées largement, à partir de fuites illégales et mensongères, dans la quasi-totalité des médias français ».
Les autorités doivent tirer toutes les conséquences
Le 2 avril, Rima Hassan avait été convoquée et placée en garde à vue, une information relayée par la presse. À l’issue de cette procédure, le parquet avait indiqué qu’elle serait poursuivie pour apologie du terrorisme, en lien avec l’un de ses messages publié sur X. Les médias avaient évoqué, selon une source proche du dossier, la découverte dans le sac de l’élue de 33 ans de « quelques grammes » d’une drogue de synthèse.
Or, cette information n’a pas été corroborée par le ministère public après la garde à vue, précisant alors qu’il fallait attendre les résultats d’analyses complémentaires du produit pour se prononcer. Les « fuites nombreuses observées dans la presse apparaissent alors d’autant plus indignes et lourdes de conséquences », déplore l’avocat de l’eurodéputée.
À ses yeux, « il ne s’agit pas d’un simple classement sans suite mais d’un épisode d’une gravité exceptionnelle ». « La divulgation de fausses informations dans le cadre de la procédure confirme l’existence de procédés déloyaux et illégaux, en réalité des manipulations, visant délibérément à nuire à Rima Hassan : les autorités doivent en tirer toutes les conséquences », a insisté Vincent Brengarth.







