Le président libanais Joseph Aoun a mis en avant l’importance d’établir un cessez-le-feu et a rappelé sa proposition d’engager des pourparlers directs avec Israël.
Une visite française axée sur le soutien et la solidarité envers le Liban a été menée à bien. Le chef de l’État libanais, Joseph Aoun, a une fois de plus appelé à l’établissement d’une trêve et à l’ouverture de négociations directes avec Israël lors de l’entrevue tenue jeudi 19 mars avec Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, en déplacement sur le terrain. Selon un communiqué de la présidence libanaise, Aoun a souligné la nécessité d’un cessez-le-feu et a rappelé sa proposition visant des pourparlers directs avec Israël.
Il a aussi affirmé que l’essentiel était de freiner l’escalade entre Israël et le Hezbollah sur le sol libanais. Le 9 mars, il avait avancé l’idée d’une « trêve » avec Israël, accompagnée d’un soutien logistique destiné à l’armée libanaise afin de la déployer dans les zones de conflit et de parvenir au désarmement du Hezbollah. Le déplacement de Jean-Noël Barrot au Liban s’inscrit dans une visite brève visant à manifester le soutien et la solidarité de la France envers le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu’il n’a pas choisie, précise le ministère français des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie française s’est notamment rendu dans une école de Beyrouth qui a été réaménagée en centre d’accueil pour les personnes déplacées.
Le Hezbollah avait lancé le 2 mars une opération contre Israël en représailles à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, survenu au premier jour des frappes israélo-américaines sur l’Iran. Depuis, Israël conduit d’importants bombardements sur de larges secteurs du Liban, y compris Beyrouth, et effectue des incursions au sol dans le sud du pays. Jean-Noël Barrot était également prévu pour discuter avec Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri des voies de désescalade, selon le Quai d’Orsay.







