Le chef de l’État a aussi pris la parole mardi pour défendre l’idée d’un cessez-le-feu entièrement observé, estimant inadmissible qu’il ne le soit pas au Liban.
La France s’apprête à porter une initiative devant les Nations unies, visant à proposer un cadre pour une mission qui serait pleinement neutre et pacifique, dédiée à la sécurisation du détroit d’Ormuz à l’avenir, a indiqué mardi 12 mai Emmanuel Macron lors d’un entretien accordé à TV5 Monde, France 24 et RFI.
Depuis Nairobi (Kenya), à l’issue d’un sommet franco-africain, le président a précisé: « Il faut obtenir la réouverture d’Ormuz sans conditions ni péage, en démantelant tous les blocus et en engager réellement ce dialogue d’exigence à l’égard de l’Iran ». « La réouverture d’Ormuz est la priorité absolue », a-t-il encore affirmé, ajoutant qu’elle doit intervenir « avant de traiter les autres sujets par une négociation ». Par ailleurs, il est a priori nécessaire de relancer le dialogue « sur la question nucléaire et balistique entre l’Iran et les États-Unis », et aussi avec les Européens.
Emmanuel Macron a déploré « une escalade dans les déclarations » entre les États‑Unis et l’Iran. Il a également plaidé pour un « cessez-le-feu pleinement respecté », jugeant « inacceptable » qu’il ne le soit pas au Liban, où des frappes israéliennes ont fait 13 morts mardi.







