À partir du 11 mai, le tarif du billet de bus connaît une chute notable à Laval. Cette initiative vise à soutenir le pouvoir d’achat des habitants et à les inciter à délaisser l’automobile face à la hausse du coût des carburants. La phase d’expérimentation est prévue pour se prolonger jusqu’à la fin de l’été.
Ce passage provient d’une retranscription partielle du reportage évoqué plus haut. Pour le visionner dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
Chloé Poinson va pouvoir alléger son budget en utilisant le réseau de bus. Le tarif du billet est actuellement fixé à 1,30 euro et il va être ramené à 0,80 euro à partir du lundi 11 mai, soit une réduction de 0,50 euro. Cette baisse est accueillie favorablement par l’étudiante qui emprunte le bus au quotidien, comme elle l’exprime : « Cette réduction est vraiment notable pour moi, surtout en tant qu’étudiante — mon budget est déjà serré — et, n’ayant pas de véhicule, mes déplacements se font quasi exclusivement en bus, ce qui rend la mesure particulièrement intéressante. »
Un ticket sensiblement moins cher. Le dispositif couvre également le forfait à la journée. Une mère de famille qui payait 3,25 euros se réjouit: dès le 11 mai, elle économisera 1,75 euro et s’en félicite : « Avec la hausse du carburant, c’est une solution idéale et cela permet de réaliser de bonnes économies. »
Une mesure pour inciter à laisser la voiture
Limiter l’usage de la voiture au profit du bus dans ce contexte économique difficile est l’objectif poursuivi par cette expérimentation, qui sera testée par l’agglomération jusqu’à la fin du mois d’août. Le coût de l’opération s’élève à 150 000 euros. Florian Bercault, maire (DVG) de Laval (Mayenne) et président de Laval Agglomération, précise : « Nous vivons sur un territoire où près de 80 % des déplacements se font en voiture individuelle, et nous proposons une alternative tangible pour amorcer une transition environnementale, mais aussi sociale, car cela soutient le pouvoir d’achat. »
La réduction du coût du billet de bus est également expérimentée à l’échelle régionale. Depuis le début du mois de mai en Centre-Val de Loire, les tarifs des abonnements mensuels et annuels de CAR bénéficient d’une diminution de 10 % afin de faire face, là encore, à la crise énergétique. « Compte tenu de la conjoncture actuelle, je réduireai mes trajets en voiture et je passerai davantage par le bus pour aller à Orléans », relate une riveraine.
Avec des prix de l’essence dépassant les 2 euros le litre, cette initiative donne matière à réflexion aux automobilistes. « Tout dépend aussi du lieu où l’on habite, mais s’il est possible d’emprunter le bus, cela apparaît comme une bonne solution », estime une conductrice.
Depuis le lancement de cette offre, le nombre d’abonnements bus a connu une hausse de l’ordre de 40 % selon les chiffres régionaux.







