Le chef du ministère chargé de l’Action et des Comptes publics déclare que l’unique démarche possible consiste en une intervention internationale face à une crise de portée mondiale.
« Tous les scénarios seront évidemment étudiés, mais nous avons un devoir impérieux de maîtrise des comptes publics », déclare mercredi 11 mars sur France Inter David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, à propos de la hausse des carburants provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Le gazole a franchi le seuil symbolique des deux euros le litre en France.
VRAI OU FAUX. Guerre au Moyen-Orient : faire passer la TVA des carburants de 20% à 5,5% coûterait-il réellement 17 milliards d’euros aux finances publiques ?
« Notre priorité absolue est de préserver au mieux le pouvoir d’achat des Français » affirme David Amiel. « Cela suppose de réduire le coût à la pompe, mais aussi de ne pas dilapider l’argent public — l’argent des Français qui devra être remboursé tôt ou tard — c’est pourquoi il faut s’attaquer au problème dès sa source », précise le ministre, en plaidant pour « une réponse internationale à une crise internationale ».
Les pays européens voisins ne rencontrent pas les mêmes enjeux
Selon le ministre des Comptes publics, il faut donc une « réponse coordonnée » et « c’est le but du travail qui est en cours au niveau du G7 », avant de « pouvoir libérer la circulation dans le détroit d’Ormuz, parce que c’est ce qui permettra de libérer la production » de gaz et de pétrole.
Interrogé sur la baisse des prix des carburants dans certains pays européens qui ont ajusté leur fiscalité, dont l’Italie et le Portugal, David Amiel rappelle que leurs problématiques ne sont pas les mêmes : « C’est des pays où les prix de l’énergie sont plus élevés que chez nous, parce qu’ils ne disposent pas d’un parc nucléaire performant ».







