Suite au franchissement de records lundi 9 mars, avec une hausse d’environ 30 % du prix du baril, le pétrole brut est redescendu sur le marché pétrolier. Cependant, à la pompe, les tarifs restent élevés. Pourquoi les prix augmentent-ils si rapidement et redescendent-ils si lentement ?
Le passage ci-dessous provient d’un extrait de la retranscription du reportage mentionné ci-dessus. Pour voir l’intégralité, lancez la vidéo.
Le prix du gazole a franchi la barre des 2,12 euros par litre dans une station indépendante, avec une hausse marquée en quinze jours. David Rolland, qui exploite ce commerce depuis plus de 25 ans, affirme n’avoir eu d’autre choix que d’ajuster le tarif. « Ce matin, le compteur affichait 2,099. Aujourd’hui, il a augmenté de 3 centimes. Ce n’est pas agréable à voir, mais cela reflète le coût auquel nous avons dû nous approvisionner. Ce tarif est mouvant et peut varier jour après jour », précise David Rolland, de la station-service des Campanettes (Alpes-Maritimes).
Cette hausse résulte de la dernière livraison reçue la veille, le prix du fournisseur ayant été relevé. Le niveau des tarifs a changé de manière significative entre ce qui était pratiqué avant le début du conflit et ce qui prévaut aujourd’hui.
Quand peut-on espérer une baisse perceptible à la pompe ?
Cependant, même si le prix du baril a atteint un pic de 119 dollars lundi 9 mars, il est redescendu autour de 90 dollars ce mercredi 11 mars. Alors, quand la baisse sera-t-elle réellement visible sur les pompes ? Les clients gardent leur espoir. « Tout le monde espère une diminution, c’est certain. Reste à savoir si cela se réalisera compte tenu des événements. On va suivre ça », témoigne un automobiliste.
Le porte-parole du secteur des carburants se défend toutefois de tirer profit de la situation. Selon lui, si la montée a été accélérée par la ruée vers les stations, la mise en place d’une baisse durable prendra plus de temps. « Quand les prix reculent, le consommateur se dit qu’il n’est pas pressé et préfère attendre avant de faire le plein. Les produits achetés à un coût élevé mettent plus longtemps à se vendre », affirme Frédéric Plan, conseiller national de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C).
Pourtant, Leclerc et Super U assurent avoir obtenu mercredi des tarifs plus bas susceptibles d’être appliqués dans leurs stations d’ici deux jours. D’autres distributeurs pourraient suivre. Alors que le gouvernement fait pression, il prévoit une nouvelle réunion du secteur pétrolier jeudi 12 mars.







