Le dirigeant d’E. Leclerc, qui a mené les négociations avec la coopérative U, affirme ce mercredi qu’une baisse réelle se matérialisera « d’ici deux jours ». Il avertit toutefois que cette réduction sera provisoire. « Tant que le conflit dure au Moyen-Orient », les prix auront tendance à faire le yoyo.
Selon Michel-Édouard Leclerc, interrogé mercredi 11 mars sur 42mag.fr, la pression exercée sur les raffineurs s’est accrue, alors que les prix des carburants ont fortement progressé en France en raison du conflit au Moyen-Orient. Le président d’E. Leclerc indique qu’en l’espace de deux jours, les tarifs devraient reculer d’environ 0,30 euro par litre dans ses stations et dans celles de Système U, et vraisemblablement aussi chez Intermarché et Carrefour.
Hausse des prix des carburants : « C’est probablement une bulle d’anticipation, spéculative, très en amont, au niveau des raffineries », estime Michel-Édouard Leclerc
« On a réussi à être parmi les premiers à initier la baisse » du prix des carburants, poursuit le dirigeant des magasins Leclerc, qui agit en coopération avec la coopérative U. « Durant les deux prochains jours, et au fur et à mesure des réapprovisionnements des stations, on va observer une diminution de 0,23 euro par litre, puis une autre de 0,07 euro, ce qui fait environ 0,30 euro de baisse par litre »
La réduction va s’appliquer à l’ensemble des carburants, mais « le gazole en particulier ».
Cette élévation est temporaire, précise Michel-Édouard Leclerc. « Tant que le conflit perdurera au Moyen-Orient », les prix des carburants devraient « osciller » de manière continue, avertit-il. « Si la situation s’éternise, il faudra envisager des mesures de soutien pour les automobilistes ayant des revenus modestes », plaide le dirigeant.







