Comment se séparer de son véhicule vieillissant ? Il faut reconnaître qu’il existe l’option de la casse, mais il convient d’être prudent face aux arnaques lorsque l’on passe par un épaviste. Certaines personnes malhonnêtes proposent d’acheter rapidement votre vieille voiture, mais sans exiger de papiers en règle. Le journal télévisé du 13 Heures a mené l’enquête et donne des conseils pour éviter ces pièges.
Cette section reprend une partie de la transcription du reportage évoqué plus haut. Pour voir l’intégralité du reportage, cliquez sur la vidéo.
On les retrouve à plusieurs reprises près des feux de signalisation et aux entrées des zones urbaines. De petites pancartes proposent d’acquérir votre véhicule usagé afin de le détruire ensuite. En contactant les numéros affichés, l’opération paraît aisée et rapide. « Dès que la voiture sort de votre propriété, elle est immédiatement broyée », affirme l’épaviste sollicitée par France Télévisions. Or, lorsque l’on l’interroge sur les démarches à accomplir, ses réponses restent évasives. Où faut-il effectuer les démarches et comment s’y prendre exactement ? « C’est à vous d’envoyer les documents que je vais vous remettre, ou alors vous attendez que le centre de tri le fasse pour vous », répond-il. Dans cet échange, l’épaviste n’apporte aucune garantie quant à une destruction du véhicule dans l’immédiat.
Pourtant, la réglementation l’impose, et ignorer ces règles peut s’avérer risqué, rappelle Vanessa Montagne, directrice générale de Recycler Mon Véhicule et spécialiste du secteur : « Seuls les centres de recyclage agréés ont le droit de procéder à la destruction administrative de la carte grise. Sans cela, vous continuez de recevoir des amendes liées à des excès de vitesse. Votre véhicule peut être détourné pour un casse; les plaques peuvent servir à des activités illicites. Il est donc crucial de ne pas donner crédit à ces annonces placardées au feu rouge. »
Une reprise gratuite sans formalités administratives dans une casse agréée
Les reporters de France Télévisions se sont rendus dans une casse automobile détenue et reconnue par l’État afin d’observer les bonnes pratiques en vigueur. Dans ce centre, plus de 2 500 véhicules sont traités chaque année. L’une des premières distinctions avec les épavistes clandestins réside dans le fait que chaque véhicule est repéré et soumis à une procédure structurée de démontage, de recyclage et de collecte des liquides polluants.
« Notre objectif, c’est de respecter les normes environnementales. Si vous confiez votre véhicule à un épaviste non agréé, le risque est que ces polluants se retrouvent dans l’environnement », fait remarquer Youssef Aitnaceur, chef d’équipe chez Caréco à Saint-Witz (Val-d’Oise). Autre avantage de ce type de casse agréée : elle est gratuite pour le propriétaire. « Zéro frais pour le particulier. Le transport est gratuit et les formalités administratives ne coûtent rien. Nous prenons en charge toutes les démarches administratives », précise Oury Cissokho, employée chez Caréco à Saint-Witz (Val-d’Oise).
Chaque année, environ 300 000 propriétaires se laissent tenter par ces services non officiels proposés par de faux épavistes.







