Il faut freiner durablement la hausse des prix et mettre en place une solution qui tienne dans la durée, et ne pas se contenter d’un simple pansement, affirme mercredi sur 42mag.fr la présidente de l’association de défense des consommateurs.
Sur France Inter, le mercredi 15 avril, Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’UFC-Que Choisir, déplore l’absence de propositions concrètes et réellement solides du gouvernement concernant la hausse des prix des carburants. Dans ce contexte lié au conflit au Moyen-Orient, l’option consistant à plafonner les marges des distributeurs est étudiée mais pas tranchée par l’exécutif. Le gouvernement envisagerait de faire adopter la mesure par décret. Le mécanisme « reposerait sur un plafonnement des marges, calculées comme la différence entre le prix de vente et la moyenne des prix des produits raffinés en janvier-février », a précisé mardi le ministère de l’Economie et des Finances à France Inter.
« Il y a un projet de décret qui est en discussion et on voit bien que le projet de décret ne fait que contenir une partie de la hausse », critique-t-elle, « et on n’a aucune proposition du gouvernement qui est mise sur la table pour limiter ces prix qui augmentent et qui dépassent les 2 euros le litre pour les consommateurs ». Le mécanisme de contrôle des prix voulu par le gouvernement se déclencherait « dès lors que les prix des produits raffinés à Rotterdam dépassent ceux d’avant-crise, correspondant peu ou prou à 1,71 €/L à la pompe pour le gazole et l’essence », avait ajouté Bercy.
« Ce qui est à l’étude, c’est vraiment juste un encadrement de la hausse qui va être moins brutale, mais elle va quand même arriver. Ce qu’il faut, ce n’est pas un lissage de cette hausse. »
Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’UFC-Que Choisirsur France Inter
« Il faut vraiment freiner la hausse durablement et réfléchir aussi à une solution qui s’inscrive dans la durée, et pas juste un pansement à chaque fois qu’il y a une crise », assène la présidente de l’association de défense des consommateurs. « J’essaye de ne pas être alarmiste, mais on est bien conscients qu’il y a une crise à l’heure actuelle. La crise de l’énergie et l’inflation des prix de l’énergie vont toujours avoir un effet sur l’ensemble des prix », analyse Marie-Amandine Stévenin. Tout cela « peut avoir un impact sur beaucoup de matières premières, sur toutes les matières transportées. Donc oui, on est inquiets pour le consommateur ». Elle appelle le gouvernement à avoir « le courage de choisir en faveur des consommateurs » et de mieux anticiper ce type de crise pour sortir de « cette dépendance que l’on peut avoir aux énergies fossiles ».







