Des distributeurs ont adressé au Premier ministre, par une lettre envoyée mardi, une proposition visant à suspendre temporairement la collecte de cette taxe, ce qui permettrait de faire diminuer le prix des carburants d’environ 15 centimes.
Non. La porte-parole du gouvernement a indiqué, le mercredi 15 avril, qu’il n’était pas envisageable de revenir sur les certificats d’économies d’énergie (CEE), cette contribution principalement supportée par les distributeurs. Le même soir, Michel-Édouard Leclerc avait affirmé sur France 2 que la suspension des CEE pourrait entraîner une réduction d’environ 15 centimes du prix à la pompe et, ce faisant, soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs. Par ailleurs, les distributeurs ont écrit mardi au Premier ministre pour proposer de mettre en pause, de façon temporaire, la collecte de cette taxe.
Dans le cadre de ces échanges, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a commenté sur les réseaux sociaux: ce que le gouvernement étudie n’est pas un blocage des prix, mais une régulation des marges. Elle a précisé que l’objectif n’est pas d’imposer des plafonds qui bloquent les prix, mais de veiller à ce que les marges ne soient pas abusives. Elle a également rappelé que les certificats d’économies d’énergie servent à financer la transition énergétique à travers des dispositifs concrets pour les citoyens, notamment des mesures comme le leasing social pour les véhicules électriques.
La même interlocutrice a répété que l’étude porte sur un encadrement des marges et non sur une intervention qui figerait les prix. Elle a réaffirmé l’exigence simple du gouvernement: éviter toute marge indue. Elle a aussi insisté sur le fait que les contrôles réalisés en stations-service n’ont pas démontré, à ce stade, l’existence d’abus. C’est dans ce cadre qu’a été envisagé le travail sur le décret; aucune décision n’a été prise et l’objectif est que chacun joue le jeu.
Interrogée à plusieurs reprises sur ce décret, Maud Bregeon a confirmé que le gouvernement continuait à l’étudier et que son éventuelle application dépendrait de l’existence ou non d’abus détectés.







