Sur les plateaux d’Europe 1, CNews et Les Echos, le leader de La France insoumise a jugé que cette éventualité pouvait être envisagée, compte tenu de la hausse des prix des carburants.
Alors que la hausse des prix à la pompe s’est accentuée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a laissé entendre, dimanche 10 mai, qu’une nationalisation de TotalEnergies apparaissait comme une solution pleinement envisageable et d’une rentabilité potentielle très élevée pour l’État.
Pour réaliser cette nationalisation, il ne s’agirait pas de reprendre l’intégralité de la valeur boursière de l’entreprise, qui est d’environ 174 milliards d’euros, rappelle le responsable insoumis lors de son passage au Grand rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos. Il estime que le coût à la charge de l’État devrait tourner autour de 70 milliards d’euros.
Autrement dit, selon lui, TotalEnergies représenterait environ 100 milliards d’euros distribués en dividendes à des actionnaires au cours des dix dernières années, des actionnaires principalement anglo-saxons, et BlackRock figure parmi les principaux investisseurs. “Si l’on acquiert une société et que son coût est déjà remboursé en moins d’une décennie, cela peut être considéré comme une bonne affaire”, a-t-il ajouté, tout en plaidant pour que l’État obtienne une maîtrise stratégique des grands groupes pétroliers dans le contexte géopolitique actuel.
Propulsé par la flambée des prix des hydrocarbures, le groupe a enregistré au premier trimestre 2026 un bénéfice net historique de 4,96 milliards d’euros, en hausse de 51 % sur un an, ce qui relance le débat sur l’opportunité d’imposer des superprofits attribuables à la guerre au Moyen-Orient. Le groupe a toutefois averti que, si une telle taxe venait à être mise en place, il ne pourrait pas maintenir le plafonnement des prix des carburants.







