Dispositifs automatiques, zones à trafic restreint et bornes rétractables : ces éléments, conçus pour réguler le flux de la circulation et favoriser une meilleure qualité de l’air, entraînent une série d’accidents en France. Entre l’incompréhension des automobilistes et des incidents parfois graves, cet ensemble de dispositifs soulève des questions sur sa fiabilité.
Ce passage s’inscrit dans la retranscription partielle du reportage évoqué plus haut. Pour le voir en intégralité, cliquez sur la vidéo.
Une automobile coincée dans une borne dans la voirie de Montpellier, dans l’Hérault. Le mois précédent, un autre pare-chocs avait rencontré le même dispositif dans la Manche. Et voici encore un conducteur percutant un plot à vive allure en Belgique. Ce genre d’accident se multiplie ces derniers mois, comme dans une artère du centre-ville de Lyon où le personnel d’un commerce observe quotidiennement des accrochages. L’un d’eux relate : « Là, on voit bien la voiture bloquée dans la borne, elle s’est prise au moment où on a entendu le bruit, on est sortis et on l’a vue juste là ». Selon ce témoin, on enregistre jusqu’à quatre incidents par jour dans ce secteur.
Des dispositifs remis en cause
La zone à trafic limité a été instaurée en juin dernier afin de réduire les flux routiers et d’améliorer la qualité de l’air, selon la municipalité écolo qui pilote le dossier. Le plot ne se rabaisse que lorsque la plaque du résident ou du livreur autorisé est reconnue. Un ouvrier marseillais qui découvre le système ne semble pas rassuré. Le véhicule progresse avec prudence. À l’inverse, un riverain, lui, approuve la mesure et confie : « Moi, j’habite ici, cela fait moins de bruit. Je ne remarque pas une diminution du trafic. Et quand on est résident, on parvient à se garer à peu près aussi facilement qu’avant, donc c’est plutôt pas mal. »
À Nice (Alpes-Maritimes), il y a quelques mois, l’un de ces bornes se lève brusquement sous la voiture conduite par Bénédicte Cornil. Elle a été grièvement blessée et se souvient : « Les airbags se sont déclenchés, le choc a été extrêmement violent. » Traumatisée, elle a dû interrompre son activité pendant deux mois : « J’ai des côtes cassées, le sternum enfoncé, un problème de luxation de mâchoire. »
La conductrice a depuis décidé de déposer une plainte. De son côté, la mairie affirme qu’aucun dysfonctionnement n’a été constaté sur cet équipement.







