Le gouvernement a opté pour promouvoir l’Esport à l’école, avec échéance 2030, malgré l’opposition du ministère de la Santé.
Mettre en œuvre des approches ludo-éducatives et pédagogiques via le sport, l’Esport ou l’usage des nouvelles technologies peut présenter un intérêt, mais l’excès peut s’avérer nuisible, a estimé la Haute commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, lors de son passage sur ICI Armorique, jeudi 7 mai.
Elle réagit à la décision du gouvernement d’autoriser l’intégration de la pratique compétitive du jeu vidéo, dite Esport, dans le système scolaire entre 2026 et 2030, une décision prise en dépit de l’avis du ministère de la Santé et de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), comme le révèle la cellule d’investigation de Radio France ce jeudi. Selon elle, l’Esport représente une pratique particulièrement porteuse sur le plan pédagogique et elle précise que l’efficacité repose aujourd’hui sur la manière dont les contenus sont conçus, sur le temps consacré et, surtout, sur les usages réels.
Quelles formes d’accompagnement, quels projets, quels supports et quel rôle pour les enseignants ?
Sarah El Haïry, la Haute commissaire à l’enfance.
En revanche, en cas d’excès, ce n’est absolument pas bon, ni pour les enfants, ni dans le cadre pédagogique, rappelle la Haute commissaire à l’enfance. Elle s’interroge aussi sur les moyens disponibles pour mettre en œuvre cette stratégie nationale Esport 2026-2030.
L’Esport bientôt intégré dans les parcours éducatifs
Dans un document officiel daté du 8 avril et consulté par la cellule d’investigation de Radio France, Matignon donne son feu vert à cette approche et n’écarte pas l’idée de nouer des partenariats entre des établissements scolaires et des acteurs privés du secteur du jeu vidéo. Le texte évoque aussi l’objectif d’inscrire l’Esport dans les parcours éducatifs, sans préciser les modalités concrètes.







