Mercredi, le parquet général a de nouveau demandé sept années d’emprisonnement à l’égard de l’ancien président de la République.
Ce qu’il faut savoir
Ce direct est désormais terminé.
Le trio d’avocats généraux a annoncé, mercredi 13 mai dans l’après-midi, les peines qu’il sollicite à l’encontre des dix prévenu·e·s jugé·e·s depuis deux mois dans l’affaire liée aux soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. Le parquet général requiert sept ans de prison contre l’ancien chef de l’État, ainsi que 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Cette même peine avait été demandée par le Parquet national financier il y a un peu plus d’un an. « Nous démontrerons lors de nos plaidoiries la parfaite innocence de Nicolas Sarkozy. Il n’y a pas d’argent libyen dans sa campagne, dans son patrimoine », a réagi Christophe Ingrain, l’un des avocats de l’ancien président.
Le parquet général réclame par ailleurs quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis pour l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, et six ans d’emprisonnement assortis d’une amende de 100 000 euros pour Claude Guéant, ex‑bras droit de Nicolas Sarkozy.
- Condamné à cinq ans de prison ferme en première instance. Lors du premier procès, le Parquet national financier avait été très ferme envers Nicolas Sarkozy, le décrivant comme « un homme porté par une ambition personnelle dévorante » et réclamant une peine de sept ans de prison. L’ex-président de la République avait finalement été condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, tout en étant relaxé sur trois autres infractions.
- « L’instigateur de rencontres avec des hauts dignitaires du régime libyen ». Lundi, lors de la première partie de son réquisitoire, le parquet général a de nouveau réclamé la condamnation de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs, estimant qu’il avait été « l’instigateur de rencontres avec des hauts dignitaires du régime libyen » en vue d’organiser un financement occulte de sa campagne présidentielle de 2007.
- « Financer les aspirations personnelles et politiques de Nicolas Sarkozy ». Le représentant du ministèrepublic a ensuite demandé à la cour d’appel de Paris, mardi, d’être plus sévère et de le déclarer également coupable de corruption, estimant qu’un « accord » entre le dictateur libyen Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy « a bien existé », mais aussi de le juger pour financement illégal de campagne et recel de détournement de fonds publics. « Vous aurez obtenu la conviction que les prévenus, en accord avec le régime de Mouammar Kadhafi, ont pu récupérer des fonds publics libyens, pour financer les aspirations personnelles et politiques de Nicolas Sarkozy », a lancé l’avocat général, Damien Brunet.







