Le député socialiste Philippe Brun affirme que l’aide destinée par le gouvernement aux travailleurs modestes et aux grands rouleurs n’est pas suffisante, surtout à la lumière du pouvoir d’achat que les Français ont perdu ces dernières années.
Le gouvernement a dévoilé de nouvelles mesures d’aide pour contrer la flambée des prix des carburants. Selon le ministre de l’Économie, Roland Lescure, près de trois millions de personnes qualifiées de « travailleurs modestes et grands rouleurs » pourraient bénéficier d’un coup de pouce de 0,20 euro par litre. Pour le député socialiste Philippe Brun, c’est une goutte d’eau dans l’océan, d’autant que le pouvoir d’achat a fortement diminué ces dernières années. Il rappelle que les prix des denrées alimentaires ont progressé sur les trois dernières années et que l’énergie a connu une envolée marquée.
Sur le volet alimentaire, Philippe Brun estime que, dans l’ensemble, le chiffre communiqué est globalement vraisemblable, même si, selon l’Indice des prix à la consommation (IPC) publié par l’Insee pour 2022 à 2025, l’augmentation réelle s’élève à environ 21 %. La série pour 2026 n’est pas encore publiée. Concrètement, les hausses se sont surtout intensifiées en 2022 et 2023, en raison des effets économiques de la guerre en Ukraine. En 2022 notamment, des produits comme l’huile, le poisson et les légumes frais ont pesé lourd dans les paniers des Français.
Les prix de l’énergie n’augmentent pas de 50 %, mais environ 35 %
Cautious, l’immense majorité des chiffres montre que les tarifs de l’énergie n’ont pas connu une envolée de 50% depuis 2021. Une hausse s’est bien produite entre 2021 et 2025, mais elle se situe autour de 35%, et non pas 50%, selon les analyses. L’année dernière, 2025, a même connu une légère décrue: les prix de l’énergie ont reculé d’environ 5% par rapport à l’année précédente, en partie grâce à une baisse des tarifs de l’électricité cette année-là. Il faut toutefois noter que ces chiffres couvrent uniquement la période 2021–2025. Début 2026, avec le conflit au Moyen-Orient, les prix de l’énergie ont repartie à la hausse, et des hausses d’environ 10% entre février et mars sont observées selon les derniers relevés de l’Insee.
Les perspectives pour les mois à venir ne sont pas très encourageantes, avertit Que Choisir Ensemble (anciennement UFC-Que Choisir). L’association de consommateurs a passé au crible les prix en magasin, dans les stations-service et chez les fournisseurs d’électricité. Elle estime que, sans intervention, la poussée des cours du pétrole pourrait se répercuter dans les mois qui viennent sur les prix des aliments et des produits d’hygiène. Que Choisir Ensemble prévoit des hausses « significatives » et s’interroge même sur la possibilité d’atteindre les sommets observés en 2022 et 2023.







