Lors d’une allocution prononcée lundi soir, le Premier ministre a réaffirmé que la crise énergétique née du conflit en Iran ne doit profiter à personne.
La décision est prise : le gouvernement assurera un point d’information régulier, tous les dix jours, sur les surplus fiscaux générés par la hausse des prix des carburants, elle-même provoquée par le conflit au Moyen-Orient. « La crise énergétique liée à la guerre en Iran ne doit enrichir personne. L’État agit en toute transparence : tous les dix jours, nous publierons ce que rapportent les taxes sur les carburants », a écrit Sébastien Lecornu sur X, dans la soirée du lundi 4 mai.
À ce stade, pour la période mars-avril, la flambée des prix à la pompe a donné lieu à 190 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires par rapport à l’année précédente, a précisé le Premier ministre dans ce même message.
Les Français consomment moins, ce qui entraîne une diminution des taxes fixes (les accises), mais les tarifs restent élevés, ce qui génère une TVA plus importante. Le résultat net est un surplus de recettes qui financera intégralement les aides promises aux secteurs touchés et aux « grands rouleurs », a encore expliqué le chef du gouvernement.
Le surplus « ne sera pas conservé par l’État : il financera intégralement les 380 millions d’aides déjà annoncées », a ajouté Sébastien Lecornu.







