La onzième édition du Mois sans tabac en France débute le 1er novembre, invitant les fumeurs à tenter 30 jours sans cigarette. Santé publique France organise la campagne avec le ministère de la Santé et l’Assurance Maladie. Les inscriptions restent ouvertes tout au long du mois, et le défi se termine le 30 novembre.
Le programme propose un kit d’aide à l’arrêt gratuit, l’application Tabac info service et son site web, ainsi qu’un soutien téléphonique assuré par des spécialistes du tabac au 39 89. L’Assurance Maladie oriente également les participants vers des pharmaciens, des médecins et d’autres professionnels de santé. La campagne constitue un accompagnement pour une tentative d’arrêt, et non une garantie de réussite ni un substitut à des conseils médicaux individuels.
Le soutien plutôt qu’une promesse
Santé publique France indique que 55 pour cent des fumeurs quotidiens souhaitent arrêter. Ses supports de campagne indiquent que participer double la probabilité de rester sans tabac pendant un an par rapport à une tentative sans aide, tandis que tenir 30 jours augmente de cinq fois les chances d’un arrêt durable. Il s’agit d’estimations à l’échelle de la population, et non de prévisions pour un participant individuel.
L’acteur indépendant Addictions France estime que 2,3 millions de tentatives d’arrêt entre 2016 et 2021 ont été liées au Mois sans tabac. L’association a également signalé 117 500 inscriptions en 2025. L’inscription est utile pour mesurer l’engagement, mais elle ne signifie pas un arrêt effectif.
Ce que les évaluations antérieures ont montré
Une évaluation publiée sur le plan sanitaire et économique apporte un cadre contextuel à plus long terme. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire attribue à la campagne plus de deux millions de tentatives d’arrêt entre 2016 et 2020 et a constaté un retour sur investissement positif dans son modèle. Cette analyse s’inscrit aux côtés d’autres mesures de lutte contre le tabac, notamment les hausses de prix, l’emballage neutre et le remboursement des substituts nicotiniques.
Le format collectif est délibéré. Un mois fixe offre aux participants un départ commun, des rappels visibles et l’accès à d’autres personnes qui entreprennent la même démarche. Il peut aussi aider les professionnels de santé à évoquer l’arrêt lors des soins usuels. Les personnes qui rechutent peuvent toujours utiliser les services de soutien et discuter d’un autre plan plutôt que de considérer une cigarette comme la fin de tout progrès.
Un point de départ collectif
Le récit le plus concret du jour d’ouverture réside dans l’accès: les outils sont disponibles, le défi a commencé et un soutien professionnel peut être sollicité. L’efficacité de la campagne doit être évaluée à partir des données de participation et d’arrêt recueillies ultérieurement, et non pas uniquement sur la visibilité promotionnelle.



