Le Louvre et un groupe intersyndical représentant la CGT, la CFDT et le SUD ont signé le 29 octobre un accord qui met fin à un préavis de grève en cours depuis décembre 2025. Le différend avait provoqué huit jours d’activité perturbée, répartis entre quatre fermetures totales et quatre ouvertures partielles, selon un reportage de l’AFP relayé par TV5Monde.
Le protocole prévoit au moins 100 recrutements d’ici 2028 et des mesures salariales pour le personnel de catégorie C intervenant dans l’accueil des visiteurs, la surveillance et la manipulation des collections. Télérama a indiqué que la séquence prévoit 50 postes d’accueil et de surveillance supplémentaires d’ici 2027 puis 50 autres d’ici 2028, accompagnés d’une augmentation annuelle de 600 euros pour le personnel de surveillance.
Le personnel au cœur de l’accord
L’accord prévoit également la mise en place d’un groupe de travail sur la charge de travail et accorde la priorité aux budgets destinés à la préservation du bâtiment. Ces points traduisent des demandes allant au-delà d’un simple chiffre de dotation. Les syndicats avaient évoqué de longues périodes de garde, des équipements dédiés au personnel limités, des pièces fermées et une inquiétude quant à l’état du palais.
Le protocole signé est plus qu’une promesse de reprendre les discussions, mais il ne peut pas être confondu avec 100 agents déjà en poste. Le recrutement doit être budgété, publié et mené à bien sur une période de deux ans. La page actuelle du Louvre consacrée au recrutement offre une référence opérationnelle utile, tandis que les futurs bilans de dotation permettront de vérifier si les postes promis constituent des postes additionnels et s’ils sont pourvus comme prévu.
Un accord au cœur d’un programme de rénovation plus vaste
Le règlement s’inscrit également au cœur d’un programme de modernisation bien plus ambitieux. Les informations rapportées situent le projet Louvre New Renaissance à au moins un milliard d’euros, comprenant une nouvelle entrée et une salle séparée pour la Joconde parmi ses ambitions. Les syndicats ont remis en question la compatibilité entre la croissance du public et d’importants travaux d’investissement avec les besoins actuels en personnel et en maintenance.
Pour les visiteurs, l’effet immédiat est une plus grande certitude que ce préavis de grève spécifique n’interrompra plus les ouvertures. Cela ne garantit pas que toutes les galeries resteront accessibles ni n’empêche d’éventuelles actions industrielles séparées. Le musée exige également des réservations jusqu’au 1er novembre, une règle opérationnelle distincte de l’accord sur le travail.
La mise en œuvre est le véritable test
L’accord doit être jugé à l’aune de ce qui sera effectivement livré. Les mesures utiles sont le calendrier de recrutement, les postes réellement pourvus, les évolutions salariales et les modalités d’organisation de la charge de travail, et non pas seulement la fin symbolique du conflit. Si ces engagements sont tenus, l’accord pourrait améliorer à la fois les conditions de travail et la fiabilité de l’accès du public.



