Le médecin de famille Emily Gibson nous avertit sur l’effet néfaste de la « guerre aux poils ».

Causée en partie par l’influence de l’industrie pornographique, la mode chez les jeunes est d’éliminer tous les poils de leur région intime.
Selon une recherche réalisée à l’Université de l’Indiana, 59 % des femmes de 18 à 24 ans aux États-Unis épilent ou rasent complètement, en tout temps ou à l’occasion, leurs poils pubiens. Ce pourcentage baisse à 45 % chez les 25-29 ans et à 32 % pour les 30-39 ans. En conséquence, le marché de l’épilation connaît une croissance exponentielle.
Il s’avère que cette guerre aux poils est dangereuse pour la santé, selon l’avertissement que lance la médecin de famille américaine Emily Gibson. « Nous avons des poils pubiens pour une raison », souligne-t-elle.
Depuis longtemps, les chirurgiens savent que raser une partie du corps en préparation d’une chirurgie augmente le risque d’infection… Peu importe la méthode utilisée pour le rasage, les poils repoussent. Les multiples éliminations des poils transforment la peau en un «champ de bataille ravagé», indique le Dr Gibson.
L’épilation pubienne cause l’irritation et l’inflammation des follicules laissées derrière, causant des blessures microscopiques. Dans l’environnement humide des organes génitaux, ces lésions deviennent un milieu idéal pour quelques-unes des pires bactéries pathogènes. Ces microbes provoquent entre autres des abcès et des infections.
La médecin de famille témoigne qu’il n’est pas rare pour elle de voir des pustules et d’autres inflammations des papules folliculaires sur la peau des organes génitaux rasées. « De plus, j’ai vu des infections bactériennes des tissus mous […] du scrotum, du pénis et des lèvres de la vulve » en conséquence d’avoir une peau pubienne toujours ou souvent sans poil.
Certains cliniciens ont aussi trouvé que la région pubienne et les parties génitales fraîchement rasées sont plus vulnérables aux infections par l’herpès. Le Dr Gibson conclut que le rasage des poils pubiens rend la personne également vulnérable à la contagion par d’autres MST.






