En France, ce samedi 25 avril, le gazole affiche un tarif environ 15% plus élevé qu’avant les hostilités au Moyen-Orient. Certaines entreprises avaient déjà misé sur l’électrification de leurs activités bien avant le début du conflit, et les économies qu’elles réalisent sont spectaculaires.
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Dans la commune de Saint-Nom-la-Brétêche (Yvelines), la collecte de déchets de ce jour paraît ordinaire en apparence. Depuis l’automne dernier, la benne qui circule dans les Yvelines est alimentée par une propulsion électrique. « Là, vous entendez, il n’y a plus de bruit. Et c’est vraiment très, très agréable », remarque Jean Misselyn, chauffeur poids lourds au sein de Sepur. Aujourd’hui, environ un tiers des 2 800 véhicules de l’entreprise est électrique. À l’origine, ce choix s’est opéré pour des motifs écologiques, mais il a nécessité un investissement conséquent. « Cette benne électrique, elle coûte 400 000 euros. Et une benne classique au gasoil, qui lui ressemble d’ailleurs pas mal, coûte 200 000 euros », explique Youri Ivanov, président de Sepur.
Un choix durable sur la durée
Aujourd’hui, le dirigeant ne regrette pas cette décision. Son groupe se montre beaucoup moins vulnérable à la hausse actuelle des tarifs des carburants. Parcourir 100 kilomètres avec ses camions-bennes coûte 70 euros en électrique en charge rapide, contre 140 euros pour le diesel dans les conditions actuelles. « Je pense que nous avons pris la meilleure option économiquement sur le long terme. De toute façon, on sait très bien que les énergies fossiles finiront par disparaître au fil du temps, et si nous n’anticipons pas cette transformation énergétique, nous risquons de prendre beaucoup de retard », poursuit Youri Ivanov.
La société va même plus loin dans son plan. Dix mille mètres carrés de panneaux solaires sont en cours d’installation. Dès cet été, l’entreprise n’aura même plus besoin d’acheter l’électricité pour recharger ses véhicules.
Économies notables
Sortir de dépendance vis-à-vis des fluctuations des prix du gaz et du pétrole, c’est aussi l’objectif du centre qui emploie Christelle Vangheluwen. Aide à domicile dans les Landes, elle parcourt environ 10 000 kilomètres annuels et le fait désormais avec une voiture de fonction électrique. « Avant, j’allais deux fois à la pompe, donc j’en avais pour 160 euros par mois », précise-t-elle.
Cette dépense est aujourd’hui maîtrisée grâce au passage à l’électrique de 16 véhicules, soit la moitié de la flotte. « Ça, c’est l’un des cinq derniers véhicules qu’on a achetés pour le service à domicile, tout en électrique », relate Christophe Deyris, le directeur général du CIAS Coeur Haute Lande. Le centre d’action sociale a déjà économisé 10 000 euros sur le coût du carburant. Ils prévoient d’équiper l’ensemble de ces voitures d’un système électrique dans les plus brefs délais.







