La ministre déléguée en charge de la Citoyenneté et de la Ville critique la carence en modèles de conduite chez les dirigeants politiques.
À la suite de la visite agitée d’Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture le samedi précédent, Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État en charge de la Citoyenneté et de la Ville, s’est étonnée lundi 26 février sur France Inter du silence de la classe politique face aux violences subies par le chef de l’État. « C’est tout simplement incroyable », déclare-t-elle.
Elle exprime sa consternation face à l’absence de « désapprobation face aux violences, y compris celles visant les forces de l’ordre, et celles dirigées contre le chef de l’État ». Ce dernier est, après tout, « le premier représentant de l’État, on ne peut pas lui manquer de respect de la sorte », insiste la secrétaire d’État.
« Non seulement les violence de ceux qui cherchent la confrontation, qui s’en prennent physiquement au Président… Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est comme si on banalisait la violence », déclare Sabrina Agresti-Roubache. Elle rappelle l’importance de montrer l’exemple : « On exhorte les jeunes des quartiers sensibles à se détourner de la violence, mais ceux qui se doivent d’être des exemples ne la condamnent pas lorsque cela les concerne. C’est un véritable scandale ! Je suis outrée ! »