La représentante verte de Paris a exprimé sa solidarité envers les employés du 119, la ligne d’urgence pour les enfants à risque, qui sont actuellement en arrêt de travail.
La décision de faire grève des employés du 119, le ligne téléphonique dédiée aux enfants en détresse, a suscité une réaction au sein de l’Assemblée nationale. La députée issue des rangs écologistes, Sandrine Rousseau, a entamé une interpellation lors de la session « Questions au gouvernement » par une déclaration sans détour : « la situation autour de la protection des enfants se dégrade de façon inquiétante. » Elle a ensuite souligné qu’en un an, le nombre d’enfants mis en protection a progressé de 30%. Pour elle, tous les acteurs de la chaîne sont épuisés : « les enfants sont en souffrance, les urgences sont en surchauffe, le 119 est au bord de l’implosion, tout comme les foyers d’accueil et les familles d’accueil. (…) Nous ne pouvons plus rester dans le déni de la crise que traverse l’Aide sociale à l’enfance. »
« Je vous invite à ne pas stigmatiser la totalité des professionnels de terrain », lui a rétorqué Sarah El Haïry, Chargée des dossiers Enfance, Jeunesse et Familles au gouvernement. Elle a insisté sur le fait qu’elle était pleinement consciente de la réalité du terrain et des difficultés rencontrées. « Nous serons aux côtés de tous ceux qui œuvrent pour la protection de l’enfance », a-t-elle ajouté.
Sandrine Rousseau a exprimé son profond désaccord. Fustigeant l’attitude de la ministre déléguée, elle lui a interpellé avec virulence : « C’est inadmissible ! Elle a poursuivi en déclarant : Les travailleurs de l’ASE sont méprisés, les enfants sont en souffrance, et c’est vous qui discréditez l’ensemble du secteur de la protection de l’enfance ».
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