Ce mercredi 4 mars, Roland Lescure était invité sur l’antenne de l’émission matinale « 8h30 42mag.fr ».
« Ils entendront parler de moi« , avertit Roland Lescure, ministre de l’Économie, mercredi 4 mars sur 42mag.fr. « Je n’accepterai pas que les tarifs à la pompe augmentent au-delà de ce que justifie la hausse du pétrole » dans le cadre du conflit en Iran.
Le ministre indique avoir saisi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) afin d’accroître les vérifications sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de s’assurer que les augmentations observées restent raisonnables au regard de l’évolution du prix du baril, qui, selon lui, demeure globalement raisonnable. En clair, pas de raison de céder à la panique.
Face à l’inquiétude croissante d’une éventuelle flambée des prix du carburant, le ministre tient à relativiser l’influence de la situation internationale : « Évidemment, on comprend que, face à une hausse du prix du baril, on puisse voir une augmentation de quelques centimes au prix à la pompe, mais pour l’instant, cela s’arrête là ».
Aucun risque sur l’approvisionnement, mais déjà une hausse des prix
Le ministre de l’Économie a réaffirmé qu’il n’existait « aucun risque sur l’approvisionnement » en gaz et en pétrole pour la France « dans les prochaines semaines », malgré les tensions géopolitiques. « Il n’y a aucun risque, mais vraiment j’insiste, d’approvisionnement ni sur le gaz, ni sur le pétrole pour les semaines qui viennent », a déclaré le ministre. Il a toutefois ajouté que « évidemment, tout va dépendre de l’intensité et de la durée du conflit », soulignant la vigilance du gouvernement face à l’évolution de la situation énergétique.
Enfin, le ministre appelle les automobilistes à la prudence et au calme. « Il faut garder son sang-froid, être conscient des risques, mais en aucun cas raconter n’importe quoi ni créer des problèmes qui n’ont pas lieu d’être », prévient-il, rappelant que « la situation est normale et qu’il y a de l’essence partout ».
La ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, avait elle aussi évoqué une « hausse de quelques centimes » des prix du carburant à la pompe en raison de la guerre au Moyen-Orient, tout en rassurant sur les stocks, mercredi sur BFMTV et RMC. « À court terme, on peut s’attendre à une hausse de quelques centimes, contenue et limitée », a déclaré Maud Brégeon, précisant que « pour la suite cela dépendra de l’intensité du conflit ».
Le Brent, référence du marché mondial, gagnait 1,04 % mercredi matin, à 82,25 dollars le baril. Il avait franchi mardi la barre des 85 dollars pour la première fois depuis juillet 2024. Quant au prix à la pompe, il devrait frôler les 2 euros le litre dans certaines stations, selon les prévisions.







