La hausse du prix du pétrole se poursuit dans le contexte d’un conflit au Moyen-Orient, ce lundi 9 mars. En France, le prix à la pompe de l’essence a gagné 10 centimes par litre, et celui du gasoil a augmenté de 26 centimes. Pour prévenir les abus, le gouvernement prévoit de renforcer les contrôles dans les stations-service dès aujourd’hui.
La présente partie constitue un extrait de la retranscription du reportage évoqué précédemment. Cliquez sur la vidéo pour le regarder dans son intégralité.
Le gazole affiche désormais deux euros le litre à la pompe, suscitant une réaction rapide chez les automobilistes : « En temps normal, c’est 75 euros le maximum. Là, 90,64 euros », remarque une conductrice. « C’est vrai qu’ils répercutent peut-être un peu trop vite, parce qu’il y a quand même des réserves », juge une autre.
Pour éviter des hausses abusives de la part des distributeurs, le Premier ministre a demandé à la Répression des fraudes d’effectuer dès ce lundi 9 mars au matin des contrôles dans 500 stations-service. Ils se termineront mercredi. « Notre responsabilité, c’est d’être intraitables et on n’hésitera pas à pointer du doigt ceux qui profiteraient de la situation, parce que c’est absolument intolérable », a assuré Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, sur RTL dans la matinée.
Inédit sur une période aussi brève
Pour l’instant, le gouvernement n’envisage pas de diminuer la fiscalité sur le carburant. Chaque centime de baisse des taxes aurait un coût important pour les finances publiques : « Un centime à la pompe, ça représente un coût de 500 millions d’euros. Si vous voulez que cela soit un peu marquant pour les automobilistes, il faudrait quand même arriver à baisser de 10 centimes. 10 centimes, ça fait cinq milliards d’euros. C’est à peu près intenable », souligne Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières.
Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le prix du baril a grimpé d’environ 70 %, une hausse sans précédent sur une période aussi courte.







