Une semaine après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, le SP95-E10, carburant le plus utilisé par les Français, se négociait en moyenne à 10 centimes de plus que son prix habituel, selon les chiffres publiés par le gouvernement.
« J’ai vécu quelques crises, mais je n’avais jamais constaté une hausse aussi brutale en si peu de temps », déclare dimanche 8 mars sur 42mag.fr Frédéric Plan, conseiller national de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C), à propos de l’envolée des tarifs des carburants en France provoquée par le conflit au Moyen-Orient.
« La hausse des prix évolue à une vitesse vertigineuse », selon Frédéric Plan, évoquant des professionnels qui « souffrent de cette crise, et de plus en plus ». « Ils ont été assez surpris par la rapidité de l’augmentation », poursuit-il.
« Aucune solution n’est envisageable »
D’après les chiffres du gouvernement, le SP95-E10, carburant le plus utilisé par les Français, affichait vendredi une moyenne de prix supérieure d’environ 0,10 euro par rapport à la semaine précédente, avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. La hausse du gazole était encore plus marquée : il était en moyenne à 1,98 euro le litre vendredi, contre environ 1,72 euro le 27 février, soit une progression de 0,26 euro (+ 15 %).
« On n’y peut rien. Le trading s’impose à tous les professionnels », déplore toutefois Frédéric Plan. « On ne pourra rien faire » contre cette hausse selon lui, « sauf si les tensions dans l’une des zones les plus importantes d’approvisionnement se calment ». « Des itinéraires d’approvisionnement supplémentaires vont être mis en place. Mais en attendant, la tension internationale est telle qu’elle frappe les prix comme avec un marteau. »







