Cette décision, prise à l’unanimité par l’ensemble des 32 États membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dont la France fait partie, conduit à la libération la plus importante de stocks jamais enregistrée dans l’histoire de l’agence.
« C’est la plus grande libération de barils. » Emmanuel Macron a confirmé, ce mercredi 11 mars, le déblocage inédit de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques, précisant que ce volume équivalait à environ vingt jours d’exportation par le détroit d’Ormuz. Le président de la République a annoncé cela à l’issue d’une visioconférence réunissant les dirigeants du G7, dont l’objectif était d’évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et les mesures pour les atténuer, notamment sur le front énergétique.
Il s’agit de l’intervention la plus marquante jamais réalisée par l’institution, conçue dans le but de calmer les marchés. L’objectif est d’envoyer un signal clair pour faire baisser les prix mondiaux, a souligné Emmanuel Macron. La France prévoit elle-même de débloquer jusqu’à 14,5 millions de barils. Le chef de l’État a également suggéré à ses partenaires d’inciter les autres nations à s’abstenir de toute restriction aux exportations de pétrole et de gaz, qui pourraient déstabiliser les marchés.
Les capacités militaires de l’Iran « ne sont pas réduites à zéro »
De son côté, Emmanuel Macron a exhorté Donald Trump et les autres dirigeants des pays membres du G7 à se coordonner afin de rétablir clairement la liberté de navigation, dès que possible, alors que le détroit d’Ormuz, dans le Golfe, est de facto impraticable pour l’acheminement d’hydrocarbures. Le blocage du détroit d’Ormuz empêche la circulation d’environ 20 % de la production mondiale de pétrole en raison du conflit au Moyen-Orient. Toutefois, il ne justifie en aucun cas de lever les sanctions exercées contre la Russie, a-t-il ensuite assuré. « Dans les conclusions de ce G7 » exceptionnel tenu en visioconférence, le « consensus » a estimé qu’on ne devait pas modifier notre position à l’égard de la Russie et qu’il fallait maintenir l’effort pour l’Ukraine, a déclaré le chef de l’État, au nom de la France, qui assure la présidence du groupe pour l’année.
Emmanuel Macron a en outre averti que les capacités militaires de l’Iran n’étaient « pas réduites à zéro » par les frappes américaines et israéliennes et a renvoyé à Donald Trump la décision de « clarifier à la fois ses objectifs finaux et le tempo qu’il veut donner aux opérations ». « Il y a déjà aujourd’hui des dommages considérables qui ont été portés aux capacités balistiques militaires de l’Iran (mais il) continue d’agresser plusieurs pays de la région », a affirmé le chef de l’État à l’issue d’une réunion des dirigeants du G7.







