Chaque voix pèsera dimanche, affirme le candidat de la gauche hors LFI pour la mairie de Paris, qui affronte l’ancienne ministre de la Culture et la candidate du LFI, Sophia Chikirou.
« Chaque voix qui ne s’alliera pas au rassemblement de la gauche deviendra, selon lui, une voix qui soutiendra indirectement Madame Dati », avance jeudi 19 mars sur 42mag.fr Emmanuel Grégoire, alors que l’élection municipale de Paris se rapproche et oppose dimanche le candidat de la gauche non affiliée à LFI, la candidate LR Rachida Dati et la candidate LFI Sophia Chikirou.
« Ma seule adversaire, c’est Rachida Dati », affirme l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, qui rappelle la spécificité du mode de scrutin : au deuxième tour, c’est celui qui arrive en tête qui l’emporte. Si je me retrouve légèrement derrière Rachida Dati, la gauche perdra Paris. Chaque voix comptera dimanche pour permettre à la gauche de continuer à diriger la ville. Je m’adresse à celles et ceux qui hésitent encore. Je les invite à ne pas se disperser. Une avance insuffisante sur Madame Dati suffirait pour lui garantir la victoire complète, poursuit Emmanuel Grégoire.
La probité, « essentielle » pour les électeurs de Pierre-Yves Bournazel
Il s’adresse aussi aux électeurs de Pierre-Yves Bournazel : « S’ils ont voté Pierre-Yves Bournazel au premier tour, c’est qu’ils ne se reconnaissaient pas dans la candidature de Rachida Dati, certains pour des questions d’intégrité, car elle est renvoyée en correctionnelle pour corruption en septembre, et que son mandat, si elle était élue, ne serait pas celui d’un maire de Paris, mais une suite de procédures judiciaires. Cet argument d’intégrité est central pour l’électorat de Pierre-Yves Bournazel », avance Emmanuel Grégoire. Il ajoute un deuxième élément, « la brutalité du rapport à la politique. Je ne pense pas que les électeurs de Pierre-Yves Bournazel souhaitent ce style pour le maire de Paris ».
Il conclut en affirmant que Rachida Dati a l’habitude de menacer, d’envoyer des invectives et précise qu’au sortir du débat télévisé d’entre-deux-tours, la candidate LR lui aurait adressé des propos blessants — une remarque qu’il estime inappropriée pour un maire de Paris, conclut Emmanuel Grégoire.







