Face à l’augmentation du prix des carburants, l’achat de voitures électriques connaît une progression sensible. Les concessionnaires ont enregistré des chiffres de vente records lors des derniers week-ends d’ouverture des showrooms, avec des hausses pouvant atteindre 30 % chez certains constructeurs. Ce sont principalement les marques chinoises, telles que BYD et MG, qui semblent tirer parti de cette dynamique grâce à des prix particulièrement compétitifs.
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Pour Christophe et Emmanuelle Vincent, l’événement tant attendu approche: ils vont récupérer leur véhicule tout juste acquis, un modèle hybride électrique produit par BYD, une marque chinoise. Pour la première fois, ils ont opté pour une hybride rechargeable. En tant que commerçants installés en région parisienne, ils prévoient d’utiliser ce véhicule au quotidien : « On parcourt environ 80 kilomètres par jour, trajet aller-retour, pour se rendre au travail. Cela se traduit surtout par une économie par rapport à l’essence. Une charge complète coûte autour de 2,80 euros, ce qui donne environ 2,80 euros par jour ou un jour sur deux pour nous. Cela reste donc assez rentable », détaille Emmanuelle Vincent.
Jusqu’à présent, leur parc automobile était composé d’un véhicule diesel. Du coup, prendre en main ce nouveau modèle n’est pas nécessairement simple, mais cela ne les dissuade pas d’avoir misé sur une auto issue de Chine : « En regardant un équivalent en termes d’options et d’autonomie, on constate une différence sur le prix catalogue qui peut atteindre 15 000 à 20 000 euros en moins pour le véhicule chinois que pour une référence française », rappelle Christophe Vincent.
Les véhicules chinois moins favorisés
Les marques électriques originaires de Chine multiplient les offres en France afin d’attirer au maximum les acheteurs, profitant d’un contexte où le coût du carburant grimpe et où les investissements publicitaires se déploient à grande échelle, comme chez un concessionnaire : « Nos propositions électriques, alors que le gasoil frôle les deux euros, et si vous essayiez l’électrique ? ». Néanmoins, selon l’analyse de l’expert du secteur automobile, Pierre-Olivier Maire, une vague de voitures 100 % chinoises ne semble pas imminente en France. « Ce qui peut freiner l’afflux des voitures venues de Chine, ce sont les droits de douane et la politique d’aide publique qui privilégie les véhicules fabriqués en Europe », explique-t-il.
Pour l’année 2025, la part de marché des véhicules électriques en provenance de Chine s’établit autour de 7,5 % en France.







