Les transformations des conflits observés en Ukraine et au Moyen-Orient nous obligent à accélérer le pas, affirme Alice Rufo, déléguée auprès de la ministre des Armées. Elle appelle à favoriser le développement des industries duales, « civiles et militaires ».
Pour gagner en rapidité sur la fabrication des munitions car dépendre des autres est intenable, a déclaré vendredi 27 mars sur 42mag.fr Alice Rufo, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé mercredi un plan comprenant des commandes supplémentaires jusqu’en 2030 pour un montant de 8,5 milliards d’euros et la mise en place d’une plateforme nommée « France Munitions » destinée à satisfaire les besoins des forces armées, financée à la fois par l’État et par des investisseurs privés.
Selon Alice Rufo, les évolutions observables des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient imposent d’accélérer car c’est long de produire des munitions, notamment quand elles sont complexes, observe la ministre déléguée. Il faut à la fois viser la « supériorité technologique » sur le champ de bataille et disposer d’une masse, poursuit-elle. Cette masse passe par l’accélération de la production de tous les types de munitions et par l’investissement dans des munitions à bas coût, produites en grande quantité, et si possible sans dépendre trop de l’extérieur.
Aujourd’hui, nous avons une grande souveraineté sur la production de munitions mais il faut pouvoir accélérer encore pour pouvoir relocaliser en France des chaînes de production, explique Alice Rufo. Parmi les filières qu’il faut développer, il y a les drones et leur interception mais également les industries duales, c’est-à-dire civiles et militaires, précise la ministre déléguée. C’est le cas, par exemple de Renault, qui va consacrer une partie de ses lignes de production à la fabrication de drones militaires.







