Dans un contexte de crise qui s’enlise sur l’ensemble du continent, les États n’adoptent pas tous la même approche concernant le carburant. L’Espagne a choisi de baisser les taxes et l’on prévoit qu’elle sera suivie par l’Allemagne, alors que le Royaume-Uni limite la vitesse.
La présente section s’appuie sur une portion de la transcription du reportage mentionné ci-dessus. Pour le visionner en intégralité, cliquez sur la vidéo.
En Europe, il existe un pays où les conducteurs semblent plus joyeux que dans d’autres contextes. À Barcelone, en Espagne, le carburant bénéficie d’une réduction de TVA qui est répercutée directement sur le prix affiché à la pompe. Cela représente environ 0,30 euro d’économies par litre pour l’ensemble des automobilistes. Le prix de l’essence est fixé à 1,60 euro par litre et le diesel est à 1,87 euro, comme si la crise n’avait jamais eu lieu.
Le gérant d’une station-service espagnole précise que le client débourserait environ 47,30 euros au lieu d’environ 55 euros habituellement. Quant aux conducteurs, ils considèrent que toute réduction est bienvenue, car elle aide le portefeuille de chacun.
L’Allemagne cède, pas le Royaume-Uni
Dans l’ensemble, le gouvernement socialiste a débloqué cinq milliards d’euros pour soutenir les Espagnols. L’idée de diminuer les taxes sur le carburant a été reprise par l’Italie, puis par la Suède, et serait bientôt envisagée en Allemagne. Cela fait environ un mois que le chancelier conservateur s’y opposait, mais il a fini par céder. Le prix de l’essence est aujourd’hui de 2,13 euros le litre, ce qui reste élevé, mais une baisse d’environ 17 centimes est attendue dans les prochains jours. Cette mesure doit durer deux mois.
Au pays de l’automobile, les Berlinois restent partagés. Certains estiment que, compte tenu de ces prix, une réduction de 17 centimes pourrait paraître plus symbolique que réellement utile. Le parlement allemand devait se prononcer le jeudi 14 août. Le coût total des mesures est estimé à un milliard d’euros.
De son côté, la Grèce préfère privilégier une aide ciblée, comparable à un chèque carburant. Au Royaume-Uni, aucune nouvelle attribution de soutien n’est envisagée pour l’instant, mais une éventuelle mesure de freinage est évoquée. Parmi les options envisagées figure une réduction de la vitesse sur les autoroutes d’environ trente kilomètres par heure en période de crise, soit 80 km/h sur autoroute. Réduire la vitesse afin de diminuer la consommation et les dépenses est l’objectif.
Pour certains, c’est très lent. D’autres préfèrent payer moins cher leur diesel plutôt que de rouler moins vite. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la crise n’est pas près de se terminer: le mois d’avril pourrait être pire que mars.







